Scandale Des Secrets Révélés Dans L’Affaire Du Port De Douala

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Scandale Des Secrets Révélés Dans L'Affaire Du Port De Douala
Scandale Des Secrets Révélés Dans L'Affaire Du Port De Douala

Africa-Press – Cameroun. Dans la gestion des infrastructures critiques, il existe une forme de corruption plus insidieuse que le simple pot-de-vin: la corruption de l’intérêt général. C’est ce phénomène où des décideurs, par habitude, par peur ou par allégeance à des réseaux d’influence étrangers, préfèrent maintenir un statu quo obsolète plutôt que d’embrasser une solution nationale innovante. Le bras de fer entre la SGS (Société Générale de Surveillance) et TransAtlantic au port autonome de Douala (PAD) en est le cas d’école le plus criant.

Le « syndrome du colonisé »: quand la rente l’emporte sur la stratégie Pourquoi une entreprise étrangère, dont le modèle n’a que peu évolué en trente ans, bénéficie-t-elle encore de soutiens acharnés au détriment d’un champion national? La réponse tient en un mot: l’influence. Pendant des décennies, la SGS a tissé des toiles de dépendance. Maintenir la SGS, c’est choisir la facilité d’une rente établie. C’est accepter que des milliards de francs CFA quittent chaque année le circuit économique camerounais pour nourrir des dividendes en Europe. Défendre la SGS aujourd’hui, ce n’est pas défendre la performance, c’est défendre les privilèges d’un réseau qui refuse que le Cameroun grandisse.

Transatlantic: le choix de la transparence contre l’opacité

Face à l’opacité des contrats de concession « à vie » dont semble bénéficier la multinationale suisse, TransAtlantic propose une rupture radicale. Là où la SGS opère comme une « boîte noire » — collectant des données stratégiques sur nos frontières sans jamais les partager pleinement avec l’autorité portuaire — TransAtlantic s’inscrit dans une logique de cogestion souveraine. Le projet porté par TransAtlantic ne se limite pas à passer un scanner sur un conteneur. Il s’agit de: Réappropriation des recettes (garantir que les revenus du scanning servent à moderniser le Port de Douala et non à enrichir des actionnaires lointains) ; Transparence algorithmique (mettre fin au monopole technologique étranger qui décide seul de ce qui est « conforme » ou « suspect ») ; Patriotisme Économique (créer une expertise locale de haut niveau en ingénierie de sécurité).

La corruption de l’esprit: un frein à l’émergence

Le véritable scandale ne réside pas seulement dans les chiffres, mais dans le discours des détracteurs de TransAtlantic. En utilisant des arguments de « crédibilité » ou de « normes internationales » pour disqualifier l’opérateur national, ils font preuve d’une corruption intellectuelle dévastatrice. Ils suggèrent que le Camerounais est congénitalement incapable de gérer sa propre sécurité. Pourtant, la réalité est inverse. La corruption, c’est précisément ce système qui verrouille l’accès des entreprises nationales aux secteurs régaliens pour préserver des chasses gardées étrangères. Chaque jour de plus accordé à la SGS au détriment de TransAtlantic est une défaite pour l’autonomie stratégique du pays.

Conclusion: libérer le port, libérer l’économie

Il est temps de poser la question qui fâche: à qui profite réellement le maintien de la SGS? Certainement pas au Trésor Public, ni à la fluidité portuaire, et encore moins à notre dignité nationale. Le choix de TransAtlantic n’est pas un simple changement de prestataire. C’est un acte de salubrité publique contre les réseaux de captation de rente. Si nous voulons une économie émergente, nous devons cesser d’être les locataires de notre propre sécurité. La souveraineté n’est pas un luxe, c’est une nécessité que la corruption ne doit plus pouvoir marchander.

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