Africa-Press – CentrAfricaine. Alors que plusieurs jeunes adultes préfèrent s’intéresser au travail de luxe, d’autres plongent dans l’oisiveté, certains d’entre eux s’efforcent à faire quelques activités pour se rendre autonomes.
C’est le cas de Fulgence Malonga dit « Auto Ti Saleté » qui parcourt des secteurs pour ramasser des ordures afin de subvenir à ses besoins quotidiens.
Comme on dit souvent, il n’y a pas de sot métier et également l’homme gagnera son pain à la sueur de son front, c’est dire que tout ce que l’homme entreprend et se voit rémunéré par la suite de manière légale, donne lui une place dans la société.
C’est ce que font certains adultes qui s’activent dans de différents domaines d’activité afin de répondre aux besoins de leurs familles.
La République centrafricaine compte parmi le nombre de sa population, plusieurs jeunes. Et la plupart de ces jeunes croient que travailler au bureau fera d’eux les personnes les plus respectées dans la société. Or à force d’attendre l’intégration dans la fonction publique, la plupart de ces jeunes deviennent dépendants voire oisifs.
Tel n’est pas le cas pour certains d’entre les jeunes qui après avoir abandonné tôt les études, décident de trouver le chemin de la stabilité à travers diverses activités qui génèrent des revenus.
C’est l’exemple de Fulgence Malonga, un ramasseur d’ordures parcourant du matin au soir, des secteurs afin voir ses poches remplir de sous le soir.
« Avec mon pousse-pousse, je sillonne des quartiers. Je toque à des portails pour vérifier si les gens ont des dépôts d’ordures à évacuer. Tellement que je suis ambulant, on me surnomme auto ti saleté et j’en suis fier avec le temps. J’utilise mes gans et mon cache-nez afin d’éviter de tenir ou de sentir les odeurs désagréables, puisque ça ne manque pas. J’avais des ambitions de contribuer à la protection de l’environnement de mon pays depuis que j’étais sur le banc de l’école. Mais ce rêve s’est brisé parce que j’ai abandonné les études par manque de soutien. Vu que je commençais à prendre de l’âge, j’ai décidé d’entreprendre quelques choses pouvant me rendre autonome. Voilà comment je suis atterri dans ce domaine que beaucoup pensent que c’est dégueulasse, mais qui me donne à manger chaque jour que Dieu et dont je ne me plains pas trop du reste », a-t-il témoigné.
Bien que le ramassage d’ordures est une corvée que plusieurs personnes méprisent et s’en moquent, d’autres font de cela, un métier qui les rend indépendants. Et grâce au courage de Fulgence alias Auto ti saleté, beaucoup de ramasseurs ambulants sillonnent des localités afin d’évacuer des tas d’ordures qui sont souvent la cause de certaines maladies.
Source: Ndjoni Sango
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