Africa-Press – CentrAfricaine. De plus en plus contesté sur la scène nationale, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) se retrouve au centre des critiques. Son impopularité trouve ses racines non seulement dans ses prises de position politiques actuelles, mais surtout dans le lourd passif de ses principaux leaders lorsqu’ils étaient aux commandes de l’État.
La mémoire collective des Centrafricains reste marquée par la gestion jugée calamiteuse de plusieurs dirigeants aujourd’hui membres du BRDC. Arriérés de salaires, détournements de fonds publics, violations des droits humains, autant de maux qui, selon de nombreux observateurs, ont fragilisé le pays durant leurs années de pouvoir.
« Le résultat du travail de Dologuélé, Ziguélé et Tiangaye lorsqu’ils étaient Premiers ministres est lamentable. Ils n’ont aucun bilan convaincant à présenter au peuple », confie un analyste de la scène politique nationale.
De la bouche des leaders du BRDC, des propos qui creusent le fossé avec la population. Au-delà de leur passé, certains faits récents contribuent à accentuer le rejet populaire. Les propos tenus par un leader du BRDC, qui a qualifié les Centrafricains de « Gbanambana » (prostitués), ont été vécus comme une insulte intolérable par une opinion publique déjà réticente.
Cet incident a renforcé le sentiment que la plateforme politique évolue dans une logique de confrontation avec le peuple.
Le BRDC est aujourd’hui une organisation en quête de légitimité. Car, il est décrit par certains observateurs comme une « coquille vide », sans projet politique solide et sans vision claire pour l’avenir du pays.
Ses leaders sont accusés de recourir à des manœuvres subversives visant à déstabiliser la République centrafricaine, au lieu de proposer des solutions concrètes aux défis nationaux.
« Le BRDC n’est en réalité qu’une bande d’individus désespérés avec un passé sale et qui ne peuvent apporter du nouveau au pays », estime un analyste politique.
Pour une grande partie de la population centrafricaine, le BRDC demeure associé à des souffrances passées et à des échecs politiques répétés. Dans ce contexte, il paraît difficile pour la plateforme de regagner la confiance d’un peuple qui aspire avant tout à la paix, à la stabilité et au développement.
Source: Ndjoni Sango
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