Africa-Press – CentrAfricaine. Mardi 27 janvier 2025, un militaire sud-soudanais a été interpellé par des mercenaires russes et des éléments des forces armées centrafricaines près de Bambouti, déclenchant des frictions majeures entre les deux pays voisins.
L’incident trouve son origine dans les tactiques de construction du baraquement des troupes sud-soudanaises stationnées à la frontière. Privés de véritables infrastructures, ces militaires doivent bâtir leurs abris de fortune avec les moyens du bord, récupérant du bois et de la végétation dans les environs. C’est justement en quête de ces matériaux que le soldat en question a franchi la ligne de démarcation sans s’en apercevoir.
Occupé à rassembler branches et herbes pour ériger son campement de fortune, l’homme ne s’attendait pas à tomber nez à nez avec une patrouille mixte russo-centrafricaine. Les mercenaires russes, accompagnés de soldats FACA, l’ont aussitôt appréhendé et conduit au centre de Bambouti. Après un premier interrogatoire mené par les Russes, la décision fut prise de le transférer par avion vers Bangui, la capitale centrafricaine.
Mais la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre jusqu’à Juba. Dès l’arrivée du prisonnier à Obo, la colère a enflé du côté sud-soudanais. Les autorités militaires ont fait monter la pression par tous les canaux disponibles, diplomatiques comme tactiques. La situation devenait explosive, chaque heure qui passait ajoutant à l’inquiétude générale.
Devant l’ampleur de la crise naissante, les responsables centrafricains ont rapidement changé leur fusil d’épaule. Plutôt que de poursuivre l’acheminement vers Bangui, ils ont opté pour un retour immédiat du détenu à ses compatriotes. Un hélicoptère des Wagner a ramené le soldat de Obo jusqu’à Bambouti dans l’après – midi du mercredi 28 janvier 2026, avant qu’il ne soit officiellement remis aux autorités militaires sud-soudanaises quelques heures plus tard.
Cette restitution rapide a permis d’apaiser les esprits après vingt-quatre heures d’anxiété palpable dans la zone frontalière, où les autorités sud-soudanaises menacent de fermer leur frontière avec la RCA.
Cette affaire intervient quelques semaines seulement après une visite officielle du ministre centrafricain de la Défense au Soudan du Sud. Cette mission visait à négocier une éventuelle intervention du Groupe Wagner aux côtés du gouvernement de Juba, mais les discussions semblaient encore en cours au moment de l’incident. La libération du militaire a finalement permis de ramener la température à un niveau acceptable, bien que les questions de fond concernant la sécurité frontalière et la coopération militaire régionale demeurent
Source: Corbeau News Centrafrique ou si b il LPP et actualités en République centrafricaine
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