Africa-Press – CentrAfricaine. Un échange de tirs a coûté la vie à deux personnes samedi 31 janvier 2025 sur la route du Tchad, impliquant un soldat devenu bandit et des éléments d’autodéfense de Sikikédé.
Le militaire braqueur en question avait été déployé à Sikikédé il y a neuf mois dans le cadre des opérations de sécurisation de la zone. Depuis 9 mois, il galère ensemble avec ses collègues militaires ainsi que son chef. Mais arrivée ce samedi 31 janvier 2026 aux environs de 10 heures, il a demandé à son supérieur l’autorisation de se rendre en ville pour acheter des médicaments, prétextant des douleurs qui nécessitaient un traitement. Son chef lui a accordé cette permission sans se douter de ce qui allait suivre.
Au lieu de se diriger vers une pharmacie, le soldat s’est rendu à 20 km de Sikikédé accompagné de ses complices. Ensemble, ils ont tendu un guet-apens pour bloquer la circulation aux usagers qui veulent se rendre au Tchad. Leur plan était simple: rançonner les véhicules qui passeraient par là et s’enrichir rapidement avec de l’argent sale.
Ce jours là, les premiers automobilistes tombés dans le piège de ces bandits ont été dépouillés de leurs biens. Heureusement, ces victimes ont réussi à alerter leurs compatriotes restés au village avant que la situation n’empire davantage. L’information est remontée jusqu’aux forces d’autodéfense qui ont immédiatement organisé une intervention.
Les autodéfenseurs se sont mis en route sur des motos, suivant discrètement un pick-up qui servait d’appât. Leur stratégie consistait à laisser le véhicule avancer en première ligne pendant qu’ils restaient en retrait pour surprendre les bandits. Le piège fonctionnait dans les deux sens, chacun croyant avoir l’avantage sur l’autre.
Lorsque le pick-up est arrivé au niveau du filet des bandits, le soldat de deuxième classe l’a arrêté et a entamé une discussion avec le conducteur. Il a exigé la somme de 300 000 francs CFA pour laisser passer le véhicule. Pendant que le chauffeur tentait de négocier, refusant de céder à ce racket, la tension montait dangereusement.
Sans crier gare, le militaire a dégainé son arme et a abattu froidement le conducteur qui s’est effondré dans son siège. Les autodéfenseurs ont alors surgi et ont ouvert le feu immédiatement sur le groupe de bandits. Le soldat félon a riposté et a réussi à blesser l’un des autodéfenseurs avant d’être finalement abattu. Les complices du soldat ont pris la fuite, laissant le soldat seul au sol.
Après la fusillade, les forces d’autodéfense ont fouillé le corps du militaire tué. Ils ont retrouvé sur lui toutes ses pièces d’identité militaire confirmant qu’il s’agissait bien d’un soldat FACA déployé à Sikikédé.
Ils ont décidé alors d’informer son chef à Sikikédé qui a finalement ordonné le rapatriement du corps à Sikikédé. Vers la nuit, un convoi militaire est allé sur le lieu et récupérer le cadavre du militaire.
Selon certaines sources, le non-versement des primes globales d’alimentation depuis neuf mois pourrait expliquer ce basculement dans la criminalité. Les soldats déployés à Sikikédé n’ont pas reçu leurs PGA depuis leur arrivée, créant des conditions de vie difficiles qui poussent certains éléments à chercher des moyens illégaux de survie
Source: Corbeau News Centrafrique
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