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Un employé centrafricain du chantier minier chinois de l’IMC de Gomon retrouve son poste après l’intervention de l’inspection du travail, mais son calvaire est loin d’être terminé sur le site minier de l’industrie minière de Centrafrique.
L’affaire semblait close. Après son renvoi injustifié du site minier chinois de Gomont, le conducteur avait pris la route de Bangui pour déposer plainte auprès de l’inspection du travail. Les responsables ont rapidement contacté la direction de l’IMC à Gomont, exigeant la réintégration immédiate de l’employé et le paiement de ses droits bafoués.
La société minière n’a eu d’autre choix que de plier. L’homme est revenu, a repris sa place derrière le volant et travaillé toute la nuit comme si de rien n’était. Mais dès le lendemain matin, le responsable chinois à l’origine du licenciement à cause de la jalousie l’attendait au tournant.
« Ce poste est déjà occupé, tu n’as plus rien à faire ici », lui a-t-il lancé avant de l’expédier à la carrière. Là-bas, plus question de conduire: le voilà affecté au concassage des pierres, un travail éreintant généralement réservé aux manœuvres durs et forts. De chauffeur qualifié, il devient casseur de cailloux du jour au lendemain. Voilà ce que les chinois font en toute impunité sur leur chantier.
Cette mutation ne trompe personne sur le site. Les collègues centrafricains y voient une punition déguisée, une vengeance mesquine d’un patron qui n’a jamais digéré l’intervention de l’inspection du travail. Le responsable chinois garde visiblement rancune, incapable d’accepter qu’on ait osé défendre ses droits.
Les employés centrafricains commencent à perdre patience. « Les Chinois sont venus chercher l’or ou les femmes? », s’interrogent-ils ouvertement. Cette obsession maladive pour les jeunes filles centrafricaines et cette hostilité envers leurs compatriotes qui leur parlent finissent par agacer profondément les travailleurs centrafricains.
Le conducteur se retrouve donc à casser des roches sous le soleil, loin de son volant et de ses compétences. Chaque coup de masse semble être le prix à payer pour avoir simplement salué une jeune femme quelques semaines plus tôt. L’inspection du travail a beau avoir fait son travail, sur le terrain, la rancœur chinoise garde toute sa force.
Les journées s’enchaînent désormais à la carrière, dans la poussière et le bruit des pierres qui éclatent. L’homme continue de venir travailler chaque matin, conscient que partir signifierait abandonner définitivement ses droits. Autour de lui, ses collègues observent cette humiliation quotidienne en se demandant jusqu’où ira cette guerre d’usure.
Source: Corbeau News Centrafrique
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