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La juridiction hybride centrafricaine poursuit l’examen du dossier Guen malgré les aléas logistiques rencontrés ces derniers jours.
La Cour pénale spéciale a tenu deux audiences consacrées au dossier Guen durant la dernière semaine de janvier et le début février 2026. Cette juridiction installée rue Martin Luther King à Bangui continue d’instruire les crimes de droit international commis sur le sol centrafricain depuis 2003. Le juge Aimé Pascal Delimo préside les débats, épaulé par ses collègues Émile Ndjapou et Herizo Rado Andriamanantena, tandis que Maître Marie Madeleine Touakouzou assure le greffe.
L’audience du 27 janvier s’est déroulée selon un protocole inhabituel. Après avoir vérifié la présence des prévenus et de leurs avocats, le magistrat présidant a décidé d’entendre un témoin à huis clos. Cette disposition visait à garantir sa sécurité ainsi que celle de son entourage. La séance s’est achevée peu après dix heures, avec un renvoi fixé au jeudi suivant.
Quelques jours plus tard, l’audience du 2 février a connu un déroulement différent. Les formalités initiales accomplies, le président a aussitôt informé l’assistance qu’un problème mécanique empêchait l’arrivée du témoin attendu. Parti la veille de sa localité, celui-ci se trouvait encore à cent cinquante kilomètres de la capitale lorsque la séance a débuté.
Cette difficulté technique a obligé la juridiction à réorganiser son calendrier. Le magistrat a annoncé que la déposition aurait finalement lieu aujourd’hui, le mercredi 4 février, toujours à dix heures du matin. L’audience s’est clôturée dix-huit minutes après son ouverture, et les débats ont été reportés au 4 février, avec une reprise prévue à neuf heures. Les accusés et leurs conseils devront donc patienter encore quelques jours avant que l’instruction ne reprenne son cours habituel dans ce dossier jugé devant la juridiction spécialisée de Bangui.
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