Africa-Press – CentrAfricaine. Un mois. Trente jours. Quatre semaines pleines. Et toujours rien. Pas un démenti, pas une explication. La Fondation Hirondelle en Centrafrique, celle qui gère la radio Ndékè-luka avec l’argent de l’Union européenne, reste muette comme une tombe face à la question essentielle que Corbeau News Centrafrique a posée publiquement: pourquoi des journalistes centrafricains, des gardiens, des chauffeurs recrutés en intérimaires galèrent-ils depuis sept ans, quatre ans pour les plus « chanceux », sans que leur situation ne s’améliore jamais d’un iota?
Pas de réponse. Zéro. Le silence assourdissant d’Ouboule Abalo, le Béninois représentant officiel de la Fondation, et de son coordinateur congolais Désiré Nzey. Pourtant, les faits sont là, vérifiables par n’importe qui à Bangui: contrats journaliers illégaux qui durent des années, décaissements bloqués sur un claquement de doigts du Congolais, licenciements abusifs, et des familles centrafricaines qui survivent dans l’incertitude totale pendant que l’argent de Bruxelles continue d’arriver tranquillement dans les comptes.
Au lieu de répondre au fond du problème, voilà ce qu’ils ont trouvé comme « solution »: la guerre interne. Le Congolais voyous, ce vaurien sans éducation que tout Kinshasa connaît, a commencé par insulter copieusement Corbeau News et ses journalistes. « Détraqués mentaux », « média de voyous », le refrain habituel du petit mafieux qui se prend pour un caïd parce qu’il bloque des budgets à Ndèkè-Luka.
On s’en fout de ses insultes de rue. Le vrai scandale, c’est qu’il n’a toujours pas répondu sur les sept années de contrats journaliers interdits par le code du travail centrafricain.
Mais le Béninois Ouboule Abalo, lui, est passé à la vitesse supérieure. Il a monté une commission soi-disant « d’enquête », dirigée par le journaliste Zokoué, pour « détecter » qui balance les informations à Corbeau News.
Un mois après, toujours aucune conclusion, aucun rapport, rien. Ils savent pourtant très bien que ce qu’on publie est vrai, réel, vérifié. Ils le savent, ils le sentent, ils le vivent tous les jours à la radio. Alors au lieu d’assumer, le Béninois convoque un par un les employés et les journalistes dans son bureau. Il les caresse dans le sens du poil, il les amadoue, il leur murmure: « Je sais très bien qui donne les infos à Corbeau News, je les connais, et je vais frapper fort. » Il menace, il moque, il répète que ce sont tous des taupes. Et maintenant il passe aux actes: il jure de sanctionner, de limoger un à un tous les anciens de Corbeau News qui travaillent aujourd’hui à Ndèkè-Luka.
Là, on atteint le sommet de l’idiotie crasse. Monsieur le Béninois, toi qui te tapes la poitrine comme un dur, réfléchis deux secondes avant de continuer ta chasse aux sorcières.
Si tu vires tous les anciens de Corbeau News qui bossent à Ndèkè-Luka, il te reste quoi? Rien. Que dalle. Parce que tout le monde le sait à la radio – peut-être que tu te mens à toi-même, mais le personnel entier est au courant: ces anciens ont été formés dès l’université, ils ont commencé à Corbeau News, et aujourd’hui ils sont partout dans le pays.
Recrutés par le gouvernement, devenus directeurs, placés à la présidence, porte-parole de ministères, postes stratégiques. Le gouvernement centrafricain les a nommés, promus, gardés. Tu crois vraiment que l’État va sanctionner ses propres cadres juste parce qu’ils ont travaillé chez Corbeau News avant? Non. Toi, le Béninois en situation irrégulière depuis quatre ans (alors que la loi limite à deux ans maximum), tu vas limoger qui? Tu vas te retrouver avec une radio vide, une équipe fantôme, et tu aggraves encore plus ta situation déjà pourrie.
Plus tu menaces, plus tu montres que tu es complètement perdu. Les informations qu’on détient ici ne tarissent pas. Il y en a encore des tonnes. Tu peux crier « untel est la taupe », « untel balance », tu tournes en rond comme un chien qui se mord la queue. Tu perds ton temps, tu te ridiculises devant tout le personnel, et tu creuses ta propre tombe.
Et pendant que tu fanfaronnes « je vais frapper dur », rappelle-toi un détail que même la Suisse ignore peut-être encore: toi et ton Congolais, vous êtes en illégalité totale sur le territoire centrafricain. Quatre ans chacun au lieu de deux. Vous traitez les Centrafricains comme des journaliers jetables depuis sept ans, et vous osez jouer les victimes?
Champions d’Afrique du mensonge et du maraboutage, vous envoyez à votre siège en Suisse des messages pleins de bobards: « Attaque ! Attaque ! Corbeau News nous attaque ! » Et les Suisses, naïfs, répondent: « Oui, c’est une attaque ! » Non, messieurs. Ce n’est pas une attaque. C’est la réalité que vous refusez d’assumer.
Vous annoncez la guerre? Parfait. On l’attend depuis un mois. Ouvrez vos sales gueules. Attaquez-nous publiquement. On est prêts. Ici à Corbeau News Centrafrique, on connaît la grande guerre ici, vous n’avez encore rien vu. Nous avons battu Wagner durant notre guerre de 30 ans. Tu veux essayer? Demande Wagner.
Et la prochaine fois, on passe à un autre chapitre que vous n’allez pas aimer: ce que vous avez fait aux journalistes de Ndèkè-Luka, surtout aux femmes: harcèlement sexuel, violation sexuelle. On citera les noms, un par un. Toi le Béninois, toi le Congolais, on a tout. Vos contrats illégaux, vos dépassements, vos combines, vos abus. On va tout balancer. Vous allez voir ce que c’est que la vraie guerre.
Fondation Hirondelle, Union européenne, Suisse: un mois de silence, c’est déjà une réponse. Vous assumez l’exploitation, les menaces, le mépris des Centrafricains? Très bien. Nous, on continue. Et on n’a pas fini.
Source: Corbeau News Centrafrique
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