Africa-Press – CentrAfricaine. Il promet l’ordre, il livre le chaos. Le maire de Bangui envoie ses agents détruire les moyens de survie des plus pauvres, comme un caïd qui impose sa loi par la force brute.
Le maire de Bangui, Émile Gros Raymond Nakombo, continue de montrer son vrai visage: celui d’un individu sans scrupules qui transforme la capitale en terrain de jeu personnel. Accusé par son propre secrétaire général, David Gbéti, d’avoir fait de Bangui une poubelle géante, un immense cimetière d’ordures, il ose maintenant s’attaquer aux petits commerces des pauvres citoyens. Ces destructions brutales, sans le moindre préavis, constituent un acte de pure violence contre ceux qui luttent chaque jour pour survivre.
Ces Centrafricains modestes ont construit leurs kiosques, leurs étals, depuis des années, parfois plus de vingt ans. C’est avec ces activités qu’ils nourrissent leurs familles, paient la scolarité des enfants, règlent les loyers. Ils suivent les appels des autorités à créer des revenus par eux-mêmes, à se débrouiller face au manque d’emplois. Et voilà que le maire envoie sa police municipale tout raser d’un coup, comme un criminel qui frappe sans avertir.
L’opération a touché plusieurs quartiers, notamment l’axe menant à l’aéroport international Bangui-Mpoko. Au réveil, les occupants ont trouvé leurs installations en ruines. Des machines de surfilage, des congélateurs, des stocks entiers détruits. Une femme raconte son désespoir: elle a tout perdu, elle ne sait plus comment s’occuper de ses enfants. Un autre dit que c’est grâce à son commerce qu’il assumait ses responsabilités familiales. Tous parlent du choc, de l’absence totale d’information préalable. Ils acceptent l’idée de dégager les grandes artères pour fluidifier la circulation, mais pas cette méthode sauvage.
La mairie prétend avoir lancé une campagne d’information dès janvier 2026, avec des appels au départ volontaire. Mais sur le terrain, les victimes affirment n’avoir rien reçu. Pas un mot, pas un délai raisonnable. On arrive, on casse, on repart. Zéro dommage, zéro compensation, zéro accompagnement. C’est du banditisme organisé, pas de la gestion municipale.
Rappelons l’opération KWA Ti Kodro, lancée par le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera, qui avait instauré les brigades d’intervention rapide (BIRES) pour dégager les routes. Ces brigades devaient simplement exiger aux gens de reculer un peu, de s’installer en arrière, sans tout détruire. Elles ont travaillé environ un an avant que le maire ne les déclare inefficaces et ne les mette de côté.
Et maintenant, au lieu de reprendre ce travail proprement ou d’améliorer ce qui existait, il revient avec une violence totale pour tout anéantir définitivement? Pourquoi cette volte-face? Pourquoi passer d’une approche mesurée à une démolition totale comme des sauvages?
Émile Gros Raymond Nakombo se comporte comme un caïd intouchable, un Superman autoproclamé qui décide seul du sort des gens. Il accumule les casseroles: gestion financière en pagaille, arriérés de salaires, absence de cimetières, prolifération des ordures, hygiène catastrophique. Son ancien secrétaire général l’a dit sans filtre: Bangui est délabrée à cause de cette mauvaise direction. Et au lieu de réparer, il choisit de frapper encore plus fort sur les petits commerçants qui tentent de vivre dignement.
Ces actes ne sont pas de l’ordre urbain, c’est du voyoutisme pur et dur, une démonstration de force contre les faibles. Les victimes demandent simplement une réinstallation sur des sites appropriés et un vrai soutien pour repartir. Mais le maire s’en moque. Il détruit, il humilie, il laisse les familles dans la misère. C’est intolérable dans une capitale qui prétend avancer.
Source: Corbeau News Centrafrique
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