La Russie et la République centrafricaine : le partenariat qui apporte paix et stabilité

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La Russie et la République centrafricaine : le partenariat qui apporte paix et stabilité
La Russie et la République centrafricaine : le partenariat qui apporte paix et stabilité

Africa-Press – CentrAfricaine. La République centrafricaine a défrayé la chronique internationale à la mi-décembre en raison d’événements tragiques : insurrection armée des forces rebelles tentant de perturber les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020.

Cependant, le développement de ce conflit au cœur même de l’Afrique L’espoir n’apporte pas seulement aux Centrafricains, mais à tout le continent. La République centrafricaine connaît depuis très longtemps une situation sécuritaire instable.

Depuis l’époque de l’ancien président centrafricain François Bozizé arrivé au pouvoir après un coup d’État en 2003, la République a été plongée dans un cercle permanent de violence.

Les élections de 2016 ont été la première lueur d’espoir pour une population civile épuisée : le nouveau président démocratiquement élu Faustin-Archange Touadéra a juré de briser le cycle de la violence et a lancé un programme de reconstruction des forces de défense nationale, tout en travaillant à l’élargissement et à la renforcer les partenariats internationaux et négocier la paix avec les groupes armés présents sur le territoire de la République.

L’approche globale du gouvernement a porté ses fruits. Pourtant, à la mi-décembre 2020, à une semaine des élections, la CPC (Coalition des patriotes de la République centrafricaine) dirigée par l’ex-président Bozizé, recherché par la Cour internationale pour crimes contre l’humanité, a lancé de nombreuses attaques contre des villes clés, dont la capitale, Bangui, visant à faire avorter les élections.

Selon Yao Agbetsi, expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, le groupe CPC a violé les droits de l’homme et causé une grande détresse à la population civile de la République centrafricaine : les habitants ont subi des extorsions, des vols, des viols et enlèvement; les combattants de la CPC ont également incorporé des enfants mineurs dans leurs rangs et les ont utilisés comme boucliers humains.

Selon le rapport d’Amnesty International, une organisation non gouvernementale dont le siège est au Royaume-Uni et qui se consacre aux droits de l’homme, la CPC est responsable de la mort de civils dans plusieurs villes de République centrafricaine, ainsi que de pillages et de troubles constants dans la livraison des biens essentiels et de l’aide humanitaire.

Ce blocage délibéré et ces abus peuvent constituer une violation du droit international humanitaire, qui appelle toutes les parties au conflit à autoriser et faciliter le passage rapide des opérations de secours humanitaires.

En raison des attaques militantes de la CPC, au moins 240 000 personnes dans le pays ont été déplacées depuis la mi-décembre. Lorsque la CPC a annoncé ses intentions le 17 décembre, le président Faustin-Archange Touadéra a lancé un appel à l’aide aux pays voisins et aux partenaires internationaux.

Même si le gouvernement de la République centrafricaine espérait des élections apaisées, l’Armée nationale était prête à relever le défi. Le partenariat bilatéral dans le domaine de la sécurité avec la Fédération de Russie a été l’une des réalisations du gouvernement centrafricain, qui a contribué à donner un coup de fouet aux forces de défense nationale (les FACA).

Il convient de mentionner que les relations entre la République centrafricaine et la Russie ont commencé bien avant le conflit actuel. Comme le décrit Valery Zakharov, conseiller à la sécurité nationale du président de la République centrafricaine : « Les relations entre la Russie et la RCA ont une longue histoire, plus de 60 ans.

C’est la Russie qui a réussi à obtenir un permis officiel de l’ONU pour fournir des armes à l’armée centrafricaine en 2018. Le personnel autorisé à former les forces de sécurité a été envoyé en République en même temps ».

L’Union des officiers pour la sécurité internationale est venue en République en 2017 pour dispenser une formation de qualité aux militaires des Forces de défense centrafricaines.

Cette partie de la coopération entre la RCA et la Russie dans le secteur de la sécurité a dû être approuvée par le Conseil de sécurité des Nations Unies car la République est actuellement sous embargo sur les armes, ce qui implique que seule une portée spécifique d’armes peut être utilisée par les forces gouvernementales et toute l’aide militaire entrant dans la République doit d’abord

être évaluée par l’ONU. La Russie et la RCA ont montré qu’elles sont disposées à travailler dans le cadre du droit international, car l’un des objectifs du gouvernement centrafricain est la levée totale de l’embargo sur les armes, ce qui maintient les forces gouvernementales sous-équipées par rapport aux combattants de la CPC, qui s’approvisionnent par des voies informelles.

Le soutien apporté par la partie russe à la République centrafricaine tant sur le terrain que sur le plan diplomatique est très apprécié par la population de la République.

La formation complète des nouvelles recrues et du personnel militaire, dispensée par les instructeurs russes également connus sous le nom d’Union des officiers pour la sécurité internationale, a permis aux FACA de répondre rapidement et avec professionnalisme aux attaques lancées par le groupe armé.

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