Africa-Press – CentrAfricaine. Lundi dernier, une patrouille de mercenaires russes de la milice Wagner a provoqué un vent de panique dans le village de Kobo, localité située à douze kilomètres d’Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou.
Les éléments de la milice russe Wagner, lourdement armés, ont quitté la ville d’Obo à bord de huit motos et d’un véhicule 4×4. Leur progression s’est faite lentement sur l’axe menant vers Bambouti, ville située à une centaine de kilomètres plus loin. Cette zone reste particulièrement exposée aux incursions de ces combattants russes, puisque Bambouti se trouve à seulement cinq kilomètres de la frontière avec le Soudan du Sud.
Sur leur trajet, le convoi a semé le désordre et la fuite généralisée parmi les populations des villages environnants d’Obo. Les paysans qui sont en route vers ladite ville pour aller vendre leurs récoltes ont subitement paniqué et jeter leurs marchandises au sol et fuient dans la brousse dès qu’ils ont aperçu les véhicules des mercenaires russes en provenance.
Comme vous le savez, la réputation meurtrière de ces mercenaires fait que dès leur présence, ou même la nouvelle de leur arrivée crée la panique au sein de la population. Ces criminels de Wagner n’hésitent jamais à abattre les civils qu’ils croisent sur les route, et ce, sans même dire un mot.
C’est ainsi que la nouvelle de leur arrivée a devancé leur arrivée à Kobo sème la panique au sein des habitants du village Kobo. À deux kilomètres, la population commence à se préparer. Dès que les habitants ont appris que les Wagner roulaient dans leur direction, l’alerte s’est propagée comme une traînée de poudre. Les familles ont rassemblé leurs enfants dans l’urgence, abandonnant tout sur leur passage pour gagner la forêt au plus vite.
Certains villageois ont même laissé leurs marmites sur le feu, tant la précipitation était intense. Personne ne voulait se trouver sur le chemin de ces hommes armés, connus pour leur absence totale de compassion envers les populations civiles. Les récits qui circulent dans la région racontent des exécutions sommaires et des tortures sauvages qui alimentent une peur permanente.
En quelques minutes à peine, Kobo s’est vidé entièrement de ses habitants. Les rues sont devenues désertes, les portes claquées à la hâte dans la course effrénée vers les abris naturels. Quand les mercenaires sont finalement entrés dans le village, ils n’ont trouvé qu’un décor abandonné, privé de toute présence humaine.
Leur présence sur place a duré exactement trente minutes. Durant ce laps de temps, ils ont patrouillé dans les allées vides du village avant de faire demi-tour vers Obo d’où ils étaient venus. L’objectif réel de cette incursion reste inconnu des habitants qui se posent encore de nombreuses questions sur les intentions de ces combattants.
S’agissait-il d’une simple opération destinée à terroriser la population, ou bien cherchaient-ils quelque chose de précis dans ce village? Huit motos et un véhicule, tous remplis d’hommes armés jusqu’aux dents, pour une mission qui n’a duré qu’une demi-heure et qui s’est achevée par un retour immédiat à leur base.
Source: Corbeau News Centrafrique
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