Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca : “L’ex-président Bozizé reste une menace” pour la Centrafrique

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Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca :
Mankeur Ndiaye, chef de la Minusca : "L’ex-président Bozizé reste une menace" pour la Centrafrique

Africa-PressCentrAfricaine. Mankeur Ndiaye est envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la Centrafrique et chef de la Minusa, la mission de l’ONU sur place. Dans cet entretien à France 24, il estime que l’ex-président centrafricain François Bozizé, “s’engageant dans la rébellion et ayant tout fait pour empêcher la tenue d’élections”, est “responsable d’une “entreprise criminelle”. Il a démenti “toute action militaire conjointe” entre Moscou et la Minusca et dit avoir bon espoir que les forces armées centrafricaines reprennent le contrôle de l’ensemble du territoire national d’ici quelques mois.

L’envoyé spécial de l’ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye, affirme que la situation sur place s’améliore depuis les tensions autour de l’élection présidentielle de la fin 2020, période pendant laquelle, selon ses mots, le pays était “presque au bord du gouffre”.

Il accuse l’ex-président François Bozizé d’avoir tout fait pour saboter le processus électoral, qualifiant ses actions “d’entreprise criminelle” et demandant à ce qu’il soit jugé.

Il affirme qu’il se trouve toujours sur le territoire centrafricain et qu’il continue à présenter une menace. Il exclut qu’il puisse faire partie d’un nouveau dialogue national, appelé par le président Faustin Archange Touadéra. Il estime que plusieurs des groupes armés qui font partie de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), et qui n’ont pas de sang sur les mains, sont prêts à participer à un tel dialogue.

Sur le plan sécuritaire, il estime que l’offensive menée par les forces centrafricaines et leurs alliés russes et rwandais, appuyés par la force de l’ONU qu’il dirige, la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine), ont permis de repousser les rebelles. Il nie farouchement les accusations d’un récent rapport de l’ONU selon lequel la Minusca aurait organisé des réunions de coordination avec les “conseillers” militaires russes qui appuient le gouvernement centrafricain.

S’il admet qu’il était présent à une réunion où un conseiller russe du président centrafricain était bien présent, il affirme que c’était involontaire de sa part, et que cela ne s’est plus reproduit. Il espère que le renforcement prochain des effectifs de la Minusca permettra aux autorités centrales de reprendre le contrôle de l’essentiel du territoire d’ici quelques mois.

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