Africa-Press – CentrAfricaine. Faustin Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, dictateur fantoche, regarde les Wagner imposer leur loi dans le quartier Mamadou Mbaïki communément appelé KM5, ou PK5 de Bangui en toute impunité ce vendredi treize février 2026.
Ce qui semblait improbable est devenu monnaie courante dans cette septième république des bras cassés et des criminels. Les mercenaires de la milice russe Wagner, artisans du troisième mandat de Touadéra, abandonnent peu à peu toute retenue. Leur rôle a d’abord consisté à maintenir le dictateur de Bangui au pouvoir, mais leur présence prend aujourd’hui une tournure inquiétante pour la population. Cette évolution était prévisible dès leur arrivée sur le sol centrafricain.
Les exactions ont débuté discrètement, avec des massacres dans les localités de province et jusque dans les rues de Bangui. Puis, entre 2023 et 2024, une première tentative de prise de contrôle des rues et avenues s’est produite sur l’avenue des Martyrs et l’avenue de France. Les mercenaires y interceptaient les automobiles, exigeaient les papiers des conducteurs, s’arrogeaient des prérogatives policières. Cette audace initiale a provoqué un premier électrochoc.
La réaction fut immédiate. Les banguissois protestèrent massivement sur les réseaux sociaux, et les médias internationaux comme Deutsche Welle donnèrent de l’écho à ces abus. Devant le tollé, les Wagner se retirèrent momentanément dans l’ombre. Ils continuèrent leurs opérations de nuit, notamment vers l’avenue Bartolomé-Boganda, près du kilomètre 5, où ils établirent des barrages pour fouiller les motos, les véhicules et vérifier les identités. Cette discrétion n’était qu’une stratégie temporaire.
Le vendredi 13 février 2026 marque un tournant. Les mercenaires russes ont déployé leurs troupes dans le quartier du PK5, zone à forte population musulmane de la capitale. Ils ont mené une vaste opération de contrôle d’identité, embarqué ceux qui n’en possédaient pas vers leur base. Mais avant tout, ceux qui disposent de carte nationale d’identité doivent payer 10 000 francs CFA. Mais ceux qui sont embarqués vers l’OCRB, ce sont avant-tout ceux qui ne disposent pas de carte nationale d’identité. La libération de chaque personne arrêtée coûte désormais 50 000 francs. Ce dispositif d’extorsion fonctionne au grand jour.
Cette extorsion organisée dévoile la véritable nature de leur mission. Les Wagner n’agissent plus comme de simples conseillers militaires ou gardes du corps du pouvoir. Ils exercent une autorité parallèle, rançonnent la population, instaurent un climat de terreur. Le régime de Touadéra laisse faire, transformant de facto ces étrangers en maîtres du territoire national.
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