COSCIPAC Saisit ONU Pour Dénoncer Détention Arbitraire

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COSCIPAC Saisit ONU Pour Dénoncer Détention Arbitraire
COSCIPAC Saisit ONU Pour Dénoncer Détention Arbitraire

Africa-Press – CentrAfricaine. La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) a transmis, ce 13 avril 2026, une saisine formelle au Groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations Unies. L’organisation, dirigée par son Coordonnateur national Petit Delphin Kotto, réclame la libération immédiate du Dr Dominique Désiré Erenon, président du parti Marche pour la Démocratie et le Salut du Peuple (MDSP), détenu depuis le 3 octobre 2025.

Tout commence à l’aéroport international de Bangui M’Poko. Ce jour-là, Erenon rentre de France. Il descend de l’avion. Des agents l’interpellent sur le champ, sans lui notifier le moindre motif, sans en informer ni ses avocats ni sa famille. Selon la COSCIPAC, il revenait au pays pour déposer sa candidature aux élections groupées du 28 décembre 2025.

Ce n’est que plusieurs semaines après son arrestation que des charges ont été formulées contre lui: atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État, complot, association de malfaiteurs, incitation à la haine et diffusion de fausses nouvelles. Pour la COSCIPAC, ce délai lui-même est révélateur. L’organisation estime que ces accusations, tardives et contestées, ne résistent pas à l’examen des standards internationaux en matière de droit à la défense et de procès équitable.

Dans sa saisine, la COSCIPAC développe une qualification juridique en quatre points. L’absence de notification immédiate des motifs. Le caractère tardif et douteux des charges. Le contexte préélectoral qui, selon l’organisation, laisse présumer une instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Et enfin, l’atteinte portée aux droits de participer à la vie publique, à la liberté d’expression et à la liberté d’association.

La COSCIPAC demande au Groupe de travail de qualifier la détention, d’adresser une communication urgente aux autorités centrafricaines et d’exiger la libération d’Erenon si le caractère arbitraire de sa détention est établi. La saisine a été transmise en copie à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) ainsi qu’au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.

Le cas Erenon s’inscrit dans un contexte plus large de verrouillage politique en RCA, où plusieurs opposants ont été écartés du processus électoral de décembre 2025, que des organisations de la société civile ont depuis lors qualifié de coup d’État électoral.

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