Africa-Press – CentrAfricaine. Le dictateur de Bangui, Faustin Archange Touadéra, a remis les couverts sur la chaîne de propagande russe RT, ce bastion de la désinformation poutinienne où les leaders africains viennent quémander des applaudissements en échange de concessions minières.
Dans une interview qui pue le recyclage à plein nez, il a dévidé son éternel propagande: la paix “presque consolidée”, les infrastructures “bientôt là”, le grand plan miracle 2024-2028 “participatif” (sic), et les secteurs sociaux comme l’éducation et la santé qu’on va “vraiment” booster.
Après dix ans de règne absolu, volé aux élections truquées et maintenu par les baïonnettes Wagner, voilà que Baba Kongoboro se redécouvre missionnaire du développement. Mais derrière les belles paroles, c’est toujours la même folie d’arnaque: des promesses vides pour un peuple qui crève la faim , pendant que les Russes embarquent l’or, les diamants et les illusions.
On vous rapporte ici la déclaration complète du dictateur, telle quelle, mot pour mot, sans retouche ni censure, parce que la vérité est plus cinglante que n’importe quel éditorial. Et on la dissèque au passage, paragraphe par paragraphe, pour que vous voyiez clair dans ce théâtre d’ombres. Prêts pour le grand show? Accrochez-vous, ça va secouer comme un convoi russe sur une piste minée du Haut-Mbomou.
Le refrain éculé de la “paix consolidée”: Encore quelques défis, et hop, le paradis !
Commençons par le début, là où le dictateur pose ses bases en mode “tout va bien, les gars”. Il lâche, avec l’air d’un prof qui corrige un devoir raté:
« Encore quelques défis sur lequel nous devions consolider cette paix, cette stabilité et bien sûr il y a aussi des actions de développement qu’il faudrait transformer le pays avec les infrastructures, parce qu’aujourd’hui si vous traversez le pays, il y a des difficultés, il y a des problèmes de routes, il y a des problèmes de l’électricité que nous allons dans ce mandat-là essayer d’apporter des solutions et nous avons déjà des pistes… »
Ah, les “encore quelques défis” ! C’est sa punchline préférée depuis 2016, quand il a pris le pouvoir sur un tas de ruines fumantes. Défis? Parlez pour vous, Faustin: pour les Centrafricains, ce sont des massacres quotidiens, des villages rasés par vos amis stabilisateurs” russes, et des check-points où l’on paie rançon pour passer. La paix? Une blague de mauvais goût. Et la stabilité? Celle d’un château de cartes maintenu par des mercenaires de la milice russe Wagner qui protègent plus les mines que les marchés.
“Transformer le pays avec les infrastructures”? Après dix ans, il “essaie” d’apporter des solutions “dans ce mandat-là” – le troisième, volé en 2025 avec 90% des voix truquées. Les “pistes”? Probablement celles en latérite rouge, criblées de nids-de-poule, où les camions russes slaloment entre les cadavres d’espoirs brisés. Si vous traversez le pays, comme il dit, vous risquez plus de crever d’un palu non soigné que de périr dans un accident routier – ironie du sort, vu que les routes n’existent pas.
Le plan 2024-2028: Le miracle participatif, ou comment recycler les vieilles promesses avec une date d’expiration fraîche
Le dictateur enchaîne sur sa folie, le Plan National de Développement (PND) 2024-2028, qu’il brandit comme un talisman vaudou. Écoutez-le se la jouer démocrate éclairé:
«…puisque en 2024, nous avons maintenant un plan national de développement qui va durer 4 ans. Ce plan qui a été défini de manière participative, le choix des priorités en accord avec la population. Nous allons nous baser sur ce plan pour poursuivre et d’ailleurs c’est l’ossature, c’est la colonne vertébrale du programme de société que j’ai présenté à la population… »
“Participatif”? Mon œil ! Ce plan, c’est le même que celui de 2016-2021, réchauffé au micro-ondes avec une nouvelle étiquette pour tromper les gogos de la communauté internationale. Défini “en accord avec la population”? En RCA, la population, c’est 5 millions de gus qui galèrent à survivre, pas 50 courtisans dans un bureau climatisé à Bangui, arrosés de vodka par des conseillers du Kremlin. Les priorités? Consolidation de la paix (priorité n°1: payer les Russes pour qu’ils restent), infrastructures (priorité n°2: bitumer les axes vers les mines d’or), et le reste en queue de peloton. C’est la “colonne vertébrale” de son programme de société? Plutôt une épine dorsale tordue, fracturée par les coups de fouet de la réalité: 70% de la population sous le seuil de pauvreté, un PIB par habitant qui stagne à 400 dollars, et un État qui n’existe que sur papier.
D’ici 2028, ce plan aura “poursuivi” comme les précédents: droit dans le mur, avec un rapport final bidon pour les donateurs occidentaux écoeurés.
Infrastructures et électricité: Les routes de l’enfer, pavées de bonnes intentions russes
On en arrive au cœur du mensonge: les infrastructures, ce graal qu’il agite comme un leurre. Il continue sans reprendre son souffle:
«…donc il y a d’une part la consolidation de la paix, il y a aussi de travailler sur les infrastructures et les secteurs sociaux de base notamment l’éducation, la santé… »
“Travailler sur les infrastructures”: trois mots pour résumer une décennie de néant. Les routes? Une complication de pistes boueuses où les véhicules tombent en panne tous les 50 km, et où les convois humanitaires se font braquer par les mêmes “stabilisateurs” russes que le dictateur remercie. L’électricité? À Bangui, la capitale, c’est 4 heures par jour si vous avez de la chance. Le reste du temps, c’est bougies et générateurs diesel importés à prix d’or (littéralement, vu que l’or paye tout).
Et les Russes dans tout ça? Ils “aident” en construisant un barrage ici ou là, mais seulement si ça mène à leurs sites d’extraction. Résultat: 80% des Centrafricains n’ont pas accès à l’eau potable, et l’électricité reste un luxe pour les villas des oligarques. Travailler sur? Plutôt suer sang et eau pour un pays qui pourrit sous les tropiques, pendant que les exportations d’or explosent de 300% depuis l’arrivée des Wagner.
Priorité aux copains de Poutine, aux dépens du peuple.
Éducation et santé: Renforcer le capital humain…
pour qui, au juste? Le clou du spectacle, c’est le duo infernal éducation-santé, balancé comme un os à ronger:
«…et nous avons, nous devions aussi vraiment renforcer le capital, le capital humain ».
“Nous devions aussi vraiment”: le “aussi” qui relègue ces secteurs au rang de bonus, le “vraiment” qui pue l’hypocrisie (comme si avant, c’était du fake), et le “capital humain” qui sonne comme un slogan de DRH en costard. Éducation? 50% des gosses ne vont pas à l’école, les profs touchent des salaires de misère (quand ils sont payés), et les salles de classe sont des paillotes sans tableaux noirs.
Santé? Les hôpitaux de Bangui sont des mouroirs sans oxygène, sans médecins formés, sans lits propres – la malaria tue plus que les balles, et les accouchements se font à la maison avec une matrone et une prière. Renforcer le capital humain? Pour qui? Pour les gamins qui deviendront mineurs d’or à 12 ans, creusant pour les Russes, ou pour les miliciens formés à manier la kalach plutôt que le stéthoscope?
Pendant que le dictateur promet des miracles, l’espérance de vie stagne à 53 ans, et les Russes exportent 500 millions de dollars de minerais par an sans reverser un kopeck en cliniques ou en crayons.
Le bilan d’un mandat volé: 2028, l’horizon de l’arnaque éternelle
En bouclant son laïus, le dictateur n’a rien dit de neuf: c’est le même script, rodé sur RT pour flatter l’ego de Moscou et endormir les sceptiques. Dix ans de pouvoir, et la RCA reste un État failli, pillé par les alliés russes qui protègent Touadéra en échange d’un chèque en blanc sur les ressources. La paix? Une illusion vendue aux idiots utiles.
Les infrastructures? Un mirage dans le désert centrafricain. Le plan 2024-2028? Une farce participative où le peuple n’a pas son mot à dire. Éducation et santé? Des mots jetés en pâture pour masquer l’hémorragie humaine.
D’ici 2028, attendez-vous à un nouveau mandat (volé, évidemment), un nouveau plan (recyclé), et les mêmes promesses. Les Russes continueront de charger leurs camions comme des Père Noël voraces, emportant l’or, les diamants, et les rêves d’un pays debout. Le peuple, lui, rira jaune – ou pleurera en silence, comme en off de cette interview pathétique.
Source: Corbeau News Centrafrique
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