Africa-Press – CentrAfricaine. Dans l’armée nationale centrafricaine, on trouve de tout: des militaires compétents et valeureux, mais aussi des médiocres, y compris les plus têtus. Et au fond de ce lot de ces médiocres, se trouve un certain lieutenant nommé Denis, chef du détachement de Ouanda-Djallé.
En effet, l’armée nationale centrafricaine rassemble toutes sortes d’hommes en uniforme. Parmi eux, certains font honte au rang qu’ils occupent, et Denis en est l’exemple le plus criant.
Pour comprendre sa cupidité, il faut remonter au jeudi 26 février 2026. Ce jour là, un camion appartenant à des commerçants tchadiens a quitté Sam-Ouandja en direction de Ouanda-Djallé. À plus de soixante kilomètres de la ville, le véhicule est tombé en panne en pleine brousse. Après de longues heures d’efforts acharnés, le propriétaire et les chauffeurs ont réussi à remettre le camion en marche et à atteindre la barrière d’entrée de Ouanda-Djallé.
C’est là qu’a commencé une tout autre épreuve. Le lieutenant Denis, chef du détachement militaire du poste, a interpellé l’équipage et accusé sans explication le propriétaire et ses chauffeurs d’être complices de coupeurs de route soudanais.
Pourqoi il a di ceci? Au fait, il y’a une semaine, des braqueurs soudanais avaient attaqué des voyageurs au même endroit où ce camion était tombé en panne. Pour lui, cette coïncidence suffisait à établir la culpabilité de tout l’équipage.
Sur cette base, il a exigé le paiement de cinq cent mille francs CFA avant de laisser repartir le véhicule. Le propriétaire a tenté de lui expliquer qu’il était lui-même victime régulière de ces mêmes coupeurs de route, que ses biens avaient été emportés plus d’une fois sur ce même axe. Rien n’y a fait, le lieutenant a maintenu sa position avec entêtement.
Ce qui a le plus frappé les témoins, c’est que les propres soldats de Denis ont jugé son raisonnement sans aucun fondement. Ils ont d’abord laissé partir le camion, estimant que les accusations ne reposaient sur rien de concret. Mais leur chef les a rappelés à l’ordre et a fait revenir de force le véhicule à la barrière, en maintenant l’exigence des cinq cent mille francs.
Les habitants de Ouanda-Djallé qui ont suivi l’affaire parlent d’un homme en uniforme qui n’a aucune prise réelle sur ses propres éléments, qui passerait ses journées dans l’alcool et qui chercherait à soutirer de l’argent aux commerçants sous n’importe quel prétexte fabriqué. Certains vont jusqu’à dire que sa présence dans cette localité ressemble davantage à une punition venue de l’état-major qu’à une véritable mission de commandement.
Source: Corbeau News Centrafrique
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