Exode Massif Après Reprise D’Am Dafouk en Centrafrique

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Exode Massif Après Reprise D'Am Dafouk en Centrafrique
Exode Massif Après Reprise D'Am Dafouk en Centrafrique

Africa-Press – CentrAfricaine. La ville d’Am Dafok, située au nord de la République centrafricaine à la frontière avec le Soudan, a connu un afflux massif de déplacés sans précédent, après que les forces armées de la République centrafricaine ont repris le contrôle de la ville des groupes armés rebelles le 5 juillet, au milieu des avertissements de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) indiquant que la situation est « calme mais reste instable ».

La mission MINUSCA a précisé que la majorité des habitants d’Am Dafok et des villages environnants se sont rassemblés près de sa base temporaire dans la ville en quête de protection, affirmant qu’elle suit de près l’évolution de la situation sur le terrain en raison des menaces sécuritaires persistantes le long de la frontière avec le Soudan.

Le porte-parole par intérim de la mission, Joël Ndoli Pierre, a déclaré que les dernières statistiques fournies par les autorités locales jusqu’à samedi dernier indiquaient que 17 585 personnes s’étaient réfugiées autour de la base temporaire de la MINUSCA à Am Dafok, marquant le plus grand déplacement observé dans la région jusqu’à présent.

Il a ajouté que plus de 700 autres personnes avaient fui vers la ville de Birao, qui abrite également une base de la MINUSCA, après la propagation de rumeurs concernant des attaques visant leur village situé sur la route reliant Birao et Am Dafok.

Ndoli Pierre a noté que les déplacés à Am Dafok représentent en réalité tous les habitants de la ville, ainsi que ceux d’environ dix villages voisins touchés par la violence qui a éclaté depuis le 30 juin, précisant que les conditions humanitaires sont « extrêmement difficiles » actuellement, bien que l’intensité des combats ait diminué, la situation sécuritaire restant fragile et instable.

La mission onusienne a confirmé qu’elle continue de surveiller la situation de manière continue, notamment en raison de la facilité de franchissement des frontières et de l’activité persistante des groupes armés dans la région, soulignant que ses priorités actuelles consistent à protéger les civils, à soutenir la présence des institutions de l’État et à garantir l’accès à l’aide humanitaire pour les personnes touchées.

De plus, la MINUSCA a indiqué qu’elle s’efforce de protéger les travailleurs humanitaires qui fournissent une assistance aux populations touchées, afin d’assurer la continuité des opérations d’aide dans un contexte sécuritaire complexe.

La mission a souligné que le déplacement de plus de 17 000 personnes en quelques heures représente un défi humanitaire de grande envergure, insistant sur le fait que les efforts actuels se concentrent sur la garantie de la protection des déplacés et la fourniture de leurs besoins humanitaires urgents, tout en travaillant à créer des conditions propices à leur retour volontaire, sûr et digne dans leurs régions lorsque la situation sécuritaire le permettra.

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