quel bilan sécuritaire 62 ans après l’indépendance ?

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quel bilan sécuritaire 62 ans après l’indépendance ?
quel bilan sécuritaire 62 ans après l’indépendance ?

Africa-Press – CentrAfricaine. Plusieurs observateurs neutres estiment que les 62 ans d’indépendance de la République centrafricaine n’ont pas permis aux forces de défense et de sécurité d’assurer effectivement la protection des Centrafricains et de leurs biens. Si certains déplorent l’insécurité et des manquements de l’armée, le gouvernement, quant à lui, parle de la montée en puissance des forces de défense et de sécurité malgré les défis.

Après plusieurs coups d’Etat et des violences armées qui ont secoué la République centrafricaine, l’insécurité reste préoccupante dans certaines localités. Plusieurs groupes rebelles sont actifs dans le pays même si l’Accord politique pour la paix et la réconciliation de 2019 (APPR-RCA) avait prévu leur dissolution. Certains groupes armés continuent d’œuvrer en mode coupeurs de routes, empêchant ainsi, la libre circulation des personnes et des biens.

Avec la rébellion, la sécurité est médiocre

Pour ceux qui ont vécu les premiers jours de cette autonomie, l’insécurité a pris beaucoup d’ampleur.

“A l’époque, je fréquentais le lycée technique. On allait sous les lampadaires pour étudier nos leçons. Maintenant, aucun enfant ne peut aller sous les lampadaires pour étudier de peur qu’il ne soit assassiné. Avec la rébellion, la sécurité est carrément médiocre. Il y avait peu de militaires à cette époque. Mais, ils assuraient bien la sécurité. Aujourd’hui, les FACA ont des armes et dans les quartiers, ce sont eux qui font souvent les braquages” a déploré un oubanguien qui n’a pas souhaité pas dévoilé son identité.

D’autres, par ailleurs, dénoncent le népotisme et la gabegie au sein de l’armée nationale. Selon ces citoyens centrafricains, des faveurs ont été accordées par les dirigeants qui se sont succédé à la tête du pays.

De son côté, le gouvernement souligne des avancées significatives puisque, selon lui, une loi sur la programmation militaire a été adoptée par l’Assemblée nationale en 2018.

De 7.000, nous sommes passés à 16.000 hommes

“Le président a décidé de bâtir une armée de garnison. Nous avons les casernes de Liton au Pk 22 et celle de Bouar. Bientôt, il y aura une caserne à Ndélé et une autre à Bangassou. De 7.000, nous sommes passés à 16.000 hommes. Avec les gendarmes et les policiers, nous sommes aujourd’hui entre 25.000 et 30.000 hommes. Les recrutements se poursuivent pour faire des FACA, des forces capables de défendre l’intégrité du territoire” a soutenu Wilfried Sébiro, ministre-conseiller à la présidence de la République.

Cette question a été également abordée par le président de la République, lors de son adresse à la Nation à l’occasion de la célébration du 62ème anniversaire de l’indépendance.

Depuis une décennie, notre pays est pris en otage

“Notre pays est pris en otage depuis une décennie à travers un embargo sur les armes indéfiniment renouvelé, en dépit du retour à l’ordre constitutionnel depuis 2016. L’embargo est levé le 29 juillet dernier. Cependant, nous déplorons les préjudices irréparables qu’il nous a causés sur l’exercice paisible de notre souveraineté nationale” a déclaré Faustin-Archange Touadéra, président de la République.

Toutefois, après 62 ans, la réorganisation des forces de défense et de sécurité nationales et la poursuite du désarmement des forces négatives restent les principales sollicitations des Centrafricains.

 

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