Soldat Ivre Sème Panique à Ouanda-Djallé

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Soldat Ivre Sème Panique à Ouanda-Djallé
Soldat Ivre Sème Panique à Ouanda-Djallé

Africa-Press – CentrAfricaine. Un militaire des forces armées centrafricaines en poste à Ouanda-Djallé a provoqué un incident grave dimanche avant-dernier en menaçant le sous-préfet avec son arme.

Dimanche avant-dernier, la journée semblait ordinaire à Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga. Les militaires déployés dans la ville vaquaient à leurs occupations habituelles, sans laisser présager les événements qui allaient suivre.

Depuis quelques mois, leur base se trouve désormais dans l’enceinte de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA), près de la mairie. Les éléments de forces armées occupent cet espace depuis quelque temps, après avoir quitté leur base principale à l’entrée de la ville.

Ce déplacement fait suite à des informations selon lesquelles les rebelles du PRNC de Nourd Gregaza pourraient lancer une attaque contre leur position. Par peur selon la population locale, et par mesure de sécurité d’après eux-même, les soldats FACA ont choisi de s’installer au cœur de Ouanda-Djallé, pensant y être mieux protégés.

C’est dans ce contexte qu’un des soldats a passé son dimanche dernier à consommer de l’alcool traditionnel. Au fil des heures, sa consommation s’est intensifiée jusqu’à ce qu’il perde complètement le contrôle de lui-même.

En fin de journée, complètement ivre, il est rentré à la base. Son comportement a rapidement inquiété ses camarades qui ont remarqué son état d’ébriété avancé.

Une fois arrivé, le soldat a commencé à pointer son arme sur ses camarades. Ces derniers lui ont fait remarquer que son comportement était dangereux et ont décidé de s’éloigner pour leur propre sécurité.

Quatre ou cinq militaires sont partis, laissant seulement un collègue qui tentait de le raisonner. Malgré les appels au calme, le militaire ivre a tiré deux à trois coups en l’air.

Son collègue resté à ses côtés a également tiré en l’air, comme dans un échange absurde. C’est alors que le soldat ivre a déclaré vouloir se rendre chez le sous-préfet pour le chercher.

Son camarade a essayé de le retenir, mais rien n’y faisait. Vers dix-huit heures, le militaire a quitté la base et s’est dirigé vers la résidence du sous-préfet, arme en main.

Il s’est posté devant la clôture de la maison de l’autorité sous-préfectorale. Son collègue l’a rejoint pour tenter encore de le convaincre de rentrer, mais le soldat refusait obstinément.

La situation a duré jusqu’à dix-neuf heures environ, maintenant le sous-préfet prisonnier dans sa propre maison. L’inquiétude grandissait à mesure que les minutes passaient sans que le militaire ne bouge de sa position.

Le sous-préfet est finalement sorti de sa résidence et a découvert le soldat armé devant chez lui. Il lui a demandé s’il s’agissait bien de Schengen, le militaire a confirmé d’une voix pâteuse.

Le sous-préfet a voulu savoir pourquoi il venait le menacer et s’ils avaient un différend quelconque. Le soldat a répondu par la négative, incapable d’expliquer clairement les raisons de sa présence. Le soldat a tenté de fournir une explication disant qu’il est de passage, mais il a entendu son nom ici chez le sous-préfet.

Le sous-préfet lui a alors ordonné de quitter les lieux immédiatement. Le militaire a fini par obtempérer et est retourné à la base avec son arme, mettant fin à plusieurs heures de tension.

Le lendemain matin, l’atmosphère était différente à la base. Ses collègues lui ont reproché son comportement de la veille, conscients de la gravité de la situation qu’il avait créée.

Le soldat est allé présenter ses excuses au sous-préfet, reconnaissant la gravité de ses actes. Ce dernier a accepté les excuses mais a exigé qu’on lui retire son arme jusqu’à ce qu’il retrouve un comportement normal.

Cette affaire montre les difficultés de commandement dans les garnisons des soldats FACA à l’intérieur du pays.

Souvent, les chefs du détachement présents préfèrent éviter les confrontations. Ce qui laisse certains éléments agir à leur guise sans véritable encadrement ni discipline

Source: Corbeau News Centrafrique

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