Tiangaye Critique La Constitution 2023 Comme Copie

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Tiangaye Critique La Constitution 2023 Comme Copie
Tiangaye Critique La Constitution 2023 Comme Copie

Africa-Press – CentrAfricaine.
Dans une interview exclusive accordée à l’émission « Actualité et nous » sur la Radio Fréquence RJDH, Maître Nicolas Tiangaye, ancien Premier ministre, ancien président du Conseil National de Transition et président de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), a tenu des propos sans concession sur la Constitution révisée de 2023 en République centrafricaine.

Selon lui, ce texte fondamental n’est pas l’expression de la volonté du peuple centrafricain, mais une copie inspirée et imposée par des intérêts russes pour consolider le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra.

« La constitution de 2023, tout au moins l’absodo constitution de 2023, a été inspirée par les russes. […] Madame Darlan est encore vivante, vous pouvez l’appeler ici. Elle a reçu la visite des mercenaires Wagner qui lui ont demandé comment faire pour changer la constitution de 2016. Cela indique que ça ne peut pas se faire. Sur le plan strictement technique, sur le plan strictement juridique, ça n’était pas faisable. Et on l’a chassé pour ça. »

Maître Tiangaye explique que cette révision constitutionnelle vise explicitement à placer à la tête du pays « leur homme de lige », permettant ainsi à la Russie de poursuivre l’exploitation des richesses naturelles centrafricaines au détriment des populations.

« Ce qui leur permettrait de continuer à exploiter les richesses naturelles de notre pays au détriment du peuple, du peuple centrafricain. »

Il oppose radicalement ce texte à la Constitution de 2016, qu’il considère comme légitime car issue d’un large processus inclusif: consultations populaires à la base, forum national, examen par des experts et juristes, débat au Conseil National de Transition et adoption par le peuple.

« La constitution de 2016 a été précédée d’un forum, il y a des consultations de nos populations à la base, dans les villes, dans les villages. Il y a eu un forum national, le texte a été examiné avec le concours des experts, des juristes, des experts, des constitutionnalistes. Ça a été débattu au conseil national de transition et cette constitution, le projet a été adopté par le peuple africain. Et à partir de ce moment-là, nous estimions pour nous que cette constitution est le reflet de la volonté populaire. »

Pour Maître Nicolas Tiangaye, la CRPS et la plateforme BRDC (Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution) ne reconnaissent pas cette Constitution de 2023, qu’il qualifie de non nationale et d’illégitime.

« Nous ne reconnaissons pas la constitution actuellement parce qu’elle n’est pas la constitution des centrafricains. »

Il insiste sur le fait que ce changement de Constitution a permis à Faustin-Archange Touadéra de s’installer durablement au pouvoir, transformant la République centrafricaine en une forme de monarchie où l’alternance démocratique devient impossible.

Le leader politique réaffirme que le combat du BRDC reste d’obtenir une Constitution véritablement issue du peuple centrafricain, permettant à celui-ci de choisir librement ses dirigeants et d’exploiter ses richesses au bénéfice exclusif de ses populations.

Ces déclarations de Maître Nicolas Tiangaye constituent une charge directe et argumentée contre la légitimité de la révision constitutionnelle de 2023, accusée d’être un outil d’ingérence étrangère russe au service d’un pouvoir personnel.

Source: Corbeau News Centrafrique

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