Africa-Press – Comores. Le leader du mouvement Badili, Saandi Assoumani, a tenu une conférence de presse samedi 5 août dernier dans un restaurant de la capitale. Les échanges avec la presse ont tourné autour de la bonne gouvernance, le premier chapitre, des dix qui composent son pacte pour le changement des Comores.
Après l’officialisation de sa candidature, la publication de sa profession de foi, le leader du mouvement Badili-Comores Saandi Assoumani a déroulé devant la presse le premier chapitre des dix qui composent sa promesse électorale. La bonne gouvernance des affaires publiques. « Pourquoi, parce c’est elle qui fait progresser ou fait régresser un pays. » D’après lui, ce n’est plus la richesse du sous-sol qui fait décoller les pays. Si c’est le cas, des pays tels que la RDC, la Guinée ou le Gabon aux ressources naturelles inépuisables ne sériaient pas classés loin derrière les Seychelles, le Botswana ou le Cap-Vert dont les ressources naturelles sont limitées.
Et ce consultant international de sortir le classement mondial de la bonne gouvernance. Une liste qui place le Danemark en tête. Suivi par la Finlande, Singapour et la Nouvelle-Zélande. Les Seychelles, toujours d’après lui, occupent le 26ème rang, devant les États Unis. « La bonne gouvernance, ce n’est plus une question d’argent ni de technologie. C’est une volonté sur la gestion responsable des affaires publiques et des ressources publiques », a-t-il expliqué, convaincu que ce n’est plus insurmontable pour le pays.
« Les comoriens doivent comprendre que la voie qui nous conduira vers le développement passe obligatoirement par la bonne gouvernance », a-t-il poursuivi. Avant d’ajouter : « ceux qui aujourd’hui clament qu’ils nous conduisent vers l’émergence alors que le pays est classé parmi les 13 pays le plus corrompus, au même titre que la Somalie ou Haïti doivent savoir qu’ils nous racontent que des boniments ». A l’en croire, depuis l’arrivée au pouvoir d’Azali en 2016, pas moins de 17 milliards, ont été consommés.
« Les résultats, on les voit. Dans l’éducation, 10% de réussite au BAC dont la majorité vient du privé. Si on examine les résultats de plus près, le public n’aurait sûrement fait que 2%. Pour les malades, ceux qui ont les moyens préfèrent aller se faire soigner à Madagascar ou en Tanzanie, les routes sont cabossées », fait-il observer. Et de s’interroger: « Qu’est ce que tu peux faire avec 3500fc. Tu achètes quoi, tu vas où avec. Je lis chaque jour les journaux, je me demande où passent les milliards de la Sch. Où sont les appels d’offres des marchés accordés. » Le candidat du mouvement Badili-Comores prévoit d’investir 100 milliards de nos francs pour remettre le système éducatif sur les rails. Le fonds toujours d’après-lui servira à la construction des infrastructures scolaires, à l’appui à l’enseignement technique, à la formation des enseignants. « Un thème que nous aborderons prochainement », a-t-il promis.
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