Africa-Press – Comores. La société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE) a du pain sur la planche. À Fomboni Mohéli, sous les nouvelles routes en enrobé qui a coûté une fortune à l’État, les tuyaux du réseau hydraulique fuitent dans certains quartiers de la ville. Pour réparer, les techniciens de cette société démolissent ce joyau sous le regard critique de la population. Ont-ils les moyens financiers et techniques pour la répartition ? Le Directeur régional la SONEDE rassure.
La question de l’assainissement de la ville de Fomboni sans une solution des tuyaux du réseau d’eau qui se trouvent sous la route avaient suscité des inquiétudes au sein de la société CGC qui avait eu ce marché, avait nourri les débats dans les places publiques et nous l’avions mentionné, à l’époque, dans nos colonnes. Les explications qu’on avait eu des responsables, c’est que la canalisation de ces tuyaux est coûteuse et que le budget ne l’avait pas prévu. Au cours des travaux, certains tuyaux fuitaient déjà mais l’entreprise s’en chargeait. Trois ans après, le problème s’aggrave, certains ménages n’ont plus d’eau.
Ces tuyaux de 250 mm qui alimentent la ville de Fomboni en eau depuis le bassin de stockage nesont pas majoritairement en bonne état. Certains sont fissurés et laissent passer l’eau en grande quantité dans certains quartiers de Fomboni depuis quelques jours. Tel est le cas des tuyaux qui partent du bassin de stockage en passant par l’école privée IQRA vers le centre ville. Les techniciens de la SONEDE se trouvent dans l’obligation de démolir les nouvelles routes en enrobé pour mener à bien leurs travaux afin d’offrir à la population cette source de vie. Et c’est devenu très fréquent. La circulation des voitures est même interdite ces derniers temps sur cette zone.
Le directeur régional de la SONEDE rassure qu’une solution aurait été trouvée entre sa société et la direction régionale des travaux publics pour fermer ces tranchées. « Puisque ce genre de situation se présente fréquemment, nous nous sommes mis d’accord avec la direction des travaux publics de travailler en étroite collaboration. Chaque fois qu’on va creuser une chaussée pour nos travaux, elle va s’en charger pour la réparer » explique Abdoulbastoi Hamidi, le Directeur régional de la SONEDE sans donner plus de détails. La question qu’on se pose ici est de savoir si réellement la direction des travaux publics a les moyens techniques, matériels et financiers pour pouvoir reboucher ces vallées comme il se doit.
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