Africa-Press – Comores. Un baleineau âgé d’une semaine selon les sapeurs-pompiers s’était échoué la semaine dernière au large de Kalaweni. Alors que chacun y va de son commentaire pour expliquer ce qui s’est passé, La Gazette des Comores s’est rapprochée du président d’Association d’intervention pour le développement et l’environnement, Saïd Ahamada. Il a accepté de répondre à nos questions.
Question : Un baleineau s’est échoué sur nos côtes dimanche dernier. Comment expliquez-vous ce phénomène ?
Said Ahamada : Une baleine est un mammifère marin et non un poisson. Il existe 13 espèces de baleines dans le monde. L’espèce de baleine à bosse vient depuis l’hémisphère sud pour se reproduire près des récifs coralliens des Comores entre juin et septembre. Des observations touristiques sont régulièrement organisées dans les parcs nationaux.
Question : Est-ce que cela a un rapport avec le changement climatique ?
Said Ahamada : Une baleine s’échoue parce que soit elle est malade soit elle est désorientée. Un sonar peut inciter les baleines à nager très vite pour s’en éloigner, leur rythme cardiaque s’accélère et un accident de décompression peut survenir en pollution, en changement climatique, une dégradation de l’habitat, une blessure liée à un accident de collision avec un bateau. Le baleineau du dimanche saignait. Ce qui fait penser à une blessure.
Question : Comment agir en cas d’échouage d’une baleine ?
Said Ahamada : Il faut appeler les services de sauvegarde telle que le COSEP ou la Garde-côte. Une baleine ne peut pas maintenir sa température corporelle, en dehors de l’eau. Sa peau peut donc s’assécher, entraînant la mort. Il faudrait donc rafraichir la baleine en lui versant de l’eau de mer pour mieux l’hydrater et la protéger des coups de soleil. Les manipulations peuvent augmenter le stress et diminuer les chances de survie de l’animal. Gardez le soufflage et les ailerons libres de toute restriction. Une baleine stressée par l’échouage et la pression humaine peut faire des mouvements brusques et violents risquant de blesser des personnes, d’où la nécessité d’éloigner tout personne non indispensable aux opérations de sauvetage. Ne jamais verser d’eau dans le trou de la baleine. Cela provoque la noyade. Il est conseillé de rester à l’écart du souffle de la baleine. Attendre que la marée arrive, pour qu’elle puisse regagner l’océan si elle n’est pas trop faible. Ce qu’il faut noter, aux Comores quatre parcs nationaux incluant des réserves marines ont été créé en 2001 (Parc national de Mohéli), et en 2022(Parc Shissiwani Anjouan, Mitsamiouli-Ndroudé et cœlacanthe en Grande Comores). Cela contribue à la mise en place de bonnes conditions de préservation des baleines dans l’océan indien.
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