Les cuves de la SCH à Mohéli sont à sec pour le pétrole lampant

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Les cuves de la SCH à Mohéli sont à sec pour le pétrole lampant
Les cuves de la SCH à Mohéli sont à sec pour le pétrole lampant

Africa-Press – Comores. La pénurie des produits pétroliers à Mohéli persiste. Après l’essence vient s’ajouter le pétrole lampant dont aucune goute n’est disponible depuis ce mercredi. La dernière livraison a été effectuée ce mardi où les plus chanceux avaient droit à 10 L seulement. Une situation qui impacte fortement l’activité de la pêche.

La crise des produits pétroliers est généralisée dans l’ensemble du territoire national depuis quelques semaines. Mais à Mohéli où la population a l’habitude de vivre cette pénurie à cause de l’absence de citernes appropriées, la situation s’est empirée. Cela fait presque un mois que l’île de Mohéli est secouée par une pénurie de carburant, notamment l’essence et le pétrole lampant alors qu’il y a juste 3 semaines le bateau Bima qui ravitaille en permanence l’île en carburant avait accosté au quartier Mabahoni avec à son bord quelques citernes de fuel.

Lundi dernier, seulement 1000 litres de pétrole lampant avaient été distribués par le camion citerne de la société nationale des hydrocarbures dans la station service Yousna SARL sise à Hayraha pour servir l’île toute entière. Et selon nos sources, c’est la dernière livraison effectuée pour cette station. « Pour avoir du carburant il faudrait implorer le bon Dieu pour que le navire Bima arrive tôt à Mohéli » espère Abou-bakr Abdoul-Bar pompiste dans cette station service. Le navire Bima qui serait en panne d’une pièce attendue incessamment.

Ce mardi, c’était le tour de l’autre station à Hayraha où ceux qui avaient de la chance avaient droit à 10 litres de pétrole seulement. Et « les citernes sont à sec » apprend-t-on de sources de la société des hydrocarbures. Les pêcheurs, premières victimes de cette pénurie de pétrole voient également leurs activités de pêche ralentir sinon s’arrêter. Une situation qui enfonce l’île dans une autre crise alimentaire.

« Nous avons besoin de l’essence et du pétrole pour aller en mer. Or ces deux produits ne se trouvent plus dans l’île. Personnellement je fais un marathon tous les jours, juste pour avoir 5 litres d’essence et 20 litres de pétrole afin que ma vedette parte en mer. Imaginez comment vit un pêcheur qui a fait 4 jours sans travailler, comment il va vivre ? » se demande Mahamoud Abdou gérant d’une vedette de pêche à Djoiezi.

Quant à l’essence et au gasoil, la distribution s’effectue également au compte goutte. Les files d’attente interminables sont quotidiens depuis plusieurs semaines. Contacté, le directeur régional de la société des hydrocarbures explique cette rupture par trois raisons. D’abord le mauvais temps de ces derniers jours qui avait empêché les bateaux de toute sortie en mer, le défaut du port de Bangoma qui ne facilite pas l’arrivée des pétroliers mais surtout du fait que pour des urgences gouvernementales, parfois le bateau (Bima) transporte d’autres produits à la demande de l’État.

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