Libéralisation du riz ordinaire Le secteur privé se prépare à la concurrence

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Libéralisation du riz ordinaire Le secteur privé se prépare à la concurrence
Libéralisation du riz ordinaire Le secteur privé se prépare à la concurrence

Africa-Press – Comores. Sous condition d’une licence attestée par le ministère de l’économie, le secteur privé peut désormais importer du riz ordinaire et le commercialiser dans le pays. Ainsi, l’Union des Chambres de commerce (Uccia) a organisé le 14 juin dernier, une réunion pour présenter aux opérateurs économiques les pièces administratives à fournir pour obtenir la fameuse licence d’importation du riz populaire. Une mesure qui met fin à plus de 40 ans de monopole de l’ONICOR.

Après plusieurs jours de discussion les responsables de l’Uccia ont réussi à arracher au ministère de l’économie une note de service spécifiant les critères administratifs permettant aux grands commerçants intéressés par l’importation du riz d’obtenir une licence du marché. Lors de la réunion organisée vendredi 14 juin dernier dans les locaux de l’Uccia, les opérateurs économiques ont été sensibilisés sur les conditions requises quant à la libéralisation du marché du riz ordinaire. « Il faut se féliciter des efforts accomplis pour arriver à cette libéralisation très importante, mais il est plus que nécessaire de mieux s’organiser sur le marché. A commencer par les pièces administratives à présenter auprès du ministère de l’économie pour obtenir la licence d’importation », a déclaré le président de l’Uccia Ahmed Chamssoudine.

Concernant les pièces administratives à fournir, l’opérateur doit se munir de huit documents, à savoir le statut de la société, une preuve d’enregistrement au registre du commerce et crédit mobilier, un numéro d’identification fiscal (NIF), une patente portant la mention (importateur), une lettre du demandeur au ministère de l’économie déclarant le volume d’importation du riz ordinaire prévu par l’opérateur économique pour une période de douze mois, une lettre de confort d’un établissement financier agréé en Union des Comores attestant du financement du volume prévu d’importation sur une période de douze mois, une carte d’identité nationale du gérant de la société ou titre de résident pour les étrangers établis exerçant une activité commerciale légalement autorisée et un quitus fiscal en cours de validité. Tels sont les documents à fournir auprès du ministère de l’économie pour validation et obtention de la licence d’importation du riz ordinaire.

Hormis la présentation de ces documents, Hamidou Mhoma a sollicité aux opérateurs économiques présents lors de la réunion de saisir à bras-à-corps l’opportunité offerte pour faire la différence avec l’Onicor. « Je voudrais qu’on saisisse vraiment cette occasion pour montrer qu’on peut mieux faire par rapport à la situation actuelle. Importer des produits de meilleure qualité à prix intéressant pour la population et d’éviter l’injure d’avoir réclamé la libéralisation du marché alors que jusqu’à ce jour personne n’a pu importer même un sac de riz », a conclu le directeur régional de la CCIA Ngazidja.

Et même si l’Office national d’importation du riz se bat pour toujours garder le monopole, il s’avère incapable de prospérer sur le marché pour des raisons logistiques et autres. Rappelons en ce sens que la libéralisation du riz est une décision prise par le gouvernement en considérant qu’il s’agit d’une étape importante pour améliorer l’accès au riz et réduire son prix pour les consommateurs.

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