Handballeurs disparus, l’affaire se politise !!!

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Handballeurs disparus, l'affaire se politise !!!
Handballeurs disparus, l'affaire se politise !!!

Africa-Press – Comores. Trois semaines après la fuite des handballeurs comoriens à l’île de La Réunion, l’affaire n’en finit plus de faire couler de l’encre. Après quelques jours d’accalmie, le débat semble relancé après l’intervention d’un “collectif de comoriens” vivant à La Réunion qui demande le retour au pays des jeunes fuyards.

Apres la stupéfaction de la fuite de nos handballeurs, place à l’indignation face aux propos tenus par un collectif de comoriens vivant à l’île de La Réunion suppliant les jeunes athlètes de renter au pays. Il suffit de lire les centaines de messages postés sur les réseaux sociaux pour voir le décalage de points de vue entre ces nouveaux défenseurs de la dignité comorienne et une majorité de comoriens qui n’en a cure de ces questions d’équilibre sociologique.

C’est dans le journal de 12h 30 de nos confrères de La Réunion 1ere que ce collectif s’est fait connaître. « Notre tâche principale est de les rencontrer, les aider, les faire comprendre qu’il y’a un équilibre social, un équilibre culturel et puis La Réunion est en proie à des difficultés. Donc, il ne faut pas remettre en cause l’équilibre de ceux (comoriens) qui sont ici légalement », tente d’expliquer le leader du parti RIDJA, Me Larifou. Toute proportion gardée, on aurait cru entendre une version light de la fameuse phrase “la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde” qui rythme la vie politique française à chaque fois qu’elle est confrontée à des problèmes d’immigration massive. Récupération politique ou simple opération de communication.

Sous l’égide de l’ONG Waraba d’Afrique, ce collectif croit dur comme fer que ces jeunes ont préféré fuir pour échapper la pression politique exercée par un régime « dictatorial » qui sévit à Moroni, c’est du moins ce que la commentatrice du sujet semble avancer, parlant du point de vue du collectif. Mohamed Charif, présenté comme le président de l’ONG n’en dit pas moins. « C’est un moyen de se réfugier ici à La Réunion », lance au micro de nos confrères.

Si vraiment ces jeunes fuient une dictature politique, cette ONG doit au contraire les aider à s’y installer là-bas au lieu de les pousser à revenir au risque de subir les courroux du régime, mais ne sommes pas à une contradiction près.

Sans faire l’apologie du fuyard, on imagine ces jeunes dans leur cachot mille questions. Sûrement dans l’une de celles-ci, revient « décidément, l’homme politique comorien ne sert à rien. Si il ne nous oppresse pas, même quand on réussit à fuir loin de lui, il réussit quand même à nous pourrir la vie ». Sauf que là, peut-être ils sont un peu plus près. Le débat est loin d’être clos.

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