Africa-Press – Comores. La conférence ministérielle sur l’économie bleue et l’action climatique en Afrique, a baissé le rideau ce mercredi 14 juin au Palais du peuple. La cérémonie de fermeture a été marquée par l’adoption de la Déclaration de Moroni.
Débuté le lundi 11 juin et clôturée hier mercredi 14 juin, cette conférence avait comme objectif de réaliser l’engagement des Etats insulaires africains dans la conduite d’un mouvement pour l’économie bleue et la résilience des océans et du climat. Il a baissé le rideau par l’adoption de la « Déclaration de Moroni ». « Cette conférence inaugure un « processus de Moroni » que nous souhaitons porteur par les Etats insulaires et côtiers d’Afrique qui sont à l’avant-plan des défis climatiques et environnementaux et qui renferment un potentiel remarquable de résilience. Mais il faut agir vite, car les projections du GIEC montrent une tendance à la destruction des écosystèmes marins et littoraux des latitudes tropicales plus rapides qu’initialement prévu », prévient Vêlayoudom Marimoutou, le secrétaire général de la Commission de l’Océan Indien COI. « La Grande muraille bleue est, sans doute l’expression d’une ambition collective et l’occasion d’une action forte, concertée et coordonnée. J’invite les promoteurs de la Grande muraille bleue à capitaliser sur les réseaux existants, les expériences de nos institutions et les cadres, notamment de la convention de Nairobi, pour que nos efforts permettent d’atténuer au mieux le risque et aussi à préparer nos Etats à faire autrement », poursuit-il.
De son côté, le président de la Commission de l’Union Africaine Moussa Faki Mahamat montre que cette conférence n’est pas posé à nous seuls, elle mondiale. « C’est en joignant les efforts continentaux et à ceux de la république des Seychelles champion de l’économie bleue et à ceux de nos partenaires au développement que le continent sera doté des cadres adaptés à l’économie bleue », dit-il. Selon lui, l’accélération de la mise en œuvre de l’initiative de la Grande muraille bleue contribuera à protéger et à restaurer les écosystèmes marins. Et renforcera la résilience et assurera des moyens de substances durables des communautés côtières. « L’Afrique se trouve à un moment délicat de son histoire face aux changements climatiques. Les effets de ces derniers sont de plus en plus visibles avec le recul des glaciers et la montée des mers, basification des océans et la répercussion sur la biodiversité marine. La conférence offre une occasion remarquable de prendre les engagements politiques forts de valoriser la collaboration et de s’attaquer ensemble à ces questions », ajoute-t-il.
Le président de la République, et président en exercice de l’Union Africaine, Azali Assoumani a décidé de mettre au premier plan les particularités des Etats insulaires. « La gestion adaptée des océans et des mers d’Afrique est essentielle à l’atteinte de l’agenda 2063 et des objectifs de développement durable, à l’horizon 2030. Mais, nos ressources sont gravement touchées par des pressions croissantes telles que le changement climatique, la pollution, un développement côtier effréné, la surpêche ou encore la destruction de l’habitat. Il est donc temps de faire émerger un modèle d’économie durable, intégrant les trois piliers du développement durable, que sont l’économie, le social et l’environnement », lance-t-il. Et d’enchainer : « Pour cela, l’économie bleue constitue une parfaite opportunité pour nous, Etats insulaires et côtiers, mais aussi pour l’ensemble du continent africain. Je suis convaincu que cette ressource une fois bien exploitée et mise en valeur, avec toutes les richesses dont elle dispose, nous permettra d’atteindre nos objectifs de développement » conclut-il.
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