Les recommandations de l’EPU 2019 vulgarisées à Fomboni

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Les recommandations de l’EPU 2019 vulgarisées à Fomboni
Les recommandations de l’EPU 2019 vulgarisées à Fomboni

Africa-Press – Comores. Samedi 19 septembre dernier à Fomboni, les autorités insulaires de Mohéli en présence du Ministre de la justice et du coordinateur national de l’EPU (Examen périodique universel) se sont réunis dans l’objectif de vulgariser les 163 engagements que l’Etat Comorien a accepté sur les 177 recommandations formulées en matière de droits de l’homme au cours du 3ème cycle de l’EPU de janvier 2019.

L’Examen périodique universel tous les 4 ans et demi, un mécanisme établi par l’assemblée générale des Nations Unies en 2006 pour aider les Etats membres à respecter, protéger et mettre en œuvre les droits de l’homme, a fait l’objet d’un atelier de vulgarisation des recommandations. Car le pays, parle comité Interministériel d’élaboration des rapports et de suivi de la mise en œuvre des engagements internationaux et régionaux de l’Etat comorien en matière de droits de l’homme (CIMERS), est appelé à produire un rapport qu’il doit présenter au prochain cycle de 2024.

Le Ministre de la justice Djaé Ahamada Chanfi a fait le déplacement à Mohéli pour la circonstance. L’occasion pour présenter les actions ou mesures que le pays a prises, les améliorations ou progrès réalisés ainsi que les difficultés auxquelles il fait face. Présidé par le gouverneur Mohamed Saïd Fazul en présence de plusieurs autorités insulaires, notamment les magistrats, la gendarmerie, la police nationale, ainsi que toutes les couches sociales de l’île. L’atelier a donné l’occasion au Ministre de la justice d’expliquer pourquoi le pays a refusé 14 recommandations sur les 177 formulées. « Ces recommandations sont le droit à l’orientation homosexuelle, l’abolition de la peine de mort, l’apport d’autres cultes dans le pays. C’est un droit pour un pays de refuser des recommandations » explique Djaé Ahamada Chanfi.

« Les 163 recommandations adoptées par les Comores sont conformes à notre religion musulmane » a tenu à son tour à préciser le coordinateur Mohamed Allaoui. L’on apprendra que parmi les défis auxquels l’Etat Comorien doit faire face pour réussir son passage au 4ème cycle de l’EPU, il faut une véritable appropriation nationale, l’adoption d’un plan de mise en œuvre des recommandations de l’EPU à travers une approche intégrée et inclusive, la collecte et le traitement des informations et des données issues de la réalité du terrain.

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