L’opposition réclame le départ de quatre ministres

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L’opposition réclame le départ de quatre ministres
L’opposition réclame le départ de quatre ministres

Africa-Press – Comores. Les échanges entre l’homme d’affaires Bashar Kiwan et des ministres comoriens passent mal pour l’opposition. Elle revendique le départ « immédiat » de Dhoihir Dhoulkamal (affaires étrangères), Djae Ahamada Chanfi (justice), Fakrdidine Mahamoudou (Intérieur) et Houmed Msaidie (porte-parole du gouvernement).

48 heures après la fin des audiences du procès sur la citoyenneté économique, l’opposition monte au créneau pour réclamer le départ de quatre ministres d’Azali Assoumani : Dhoihir Dhoulkamal (affaires étrangères), Djae Ahamada Chanfi (justice), Fakrdidine Mahamoudou (Intérieur) et Houmed Msaidie (porte-parole du gouvernement). Et pour cause : les quatre membres du gouvernement sont suspectés d’avoir tenté d’influencer directement ou indirectement le sulfureux homme d’affaires Bashar Kiwan, cité dans le dossier, à témoigner contre l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi.

Et c’est tout un autre procès cette fois ouvert par l’opposition qui requiert devant le chef de l’État le limogeage de ses quatre ministres mis en cause. Dans un entretien avec un média proche du pouvoir, le ministre des affaires étrangères a confirmé l’authenticité d’images qui le montre avec M. Kiwan. Et pas seulement. Il ne nie pas le fait que sa chambre d’hôtel ainsi que son repas qu’ils ont partagé aient été payés de la poche de celui qui est poursuivi par la justice comorienne pour détournement de deniers publics dans la même affaire dite de citoyenneté économique.

Le ministre de la justice Djae Ahalada Chanfi est aussi mis en cause après la révélation sur la toile d’une image avec le Franco-syrien, tandis que pour le porte parole du gouvernement, Houmed Msaidie, ce sont carrément des captures d’écran d’une conversation sur la messagerie WhatsApp avec M. Kiwan. Si le ministre réfute leur authenticité jusqu’à annoncer avoir porté plainte à Paris, ce n’est pas le cas de l’ancien homme de confiance de Sambi qui dit le contraire. Il y a trois jours, le média Fcbk FM a rendu publique une capture d’écran d’une conversation entre le ministre de l’intérieur Fakridine Mahamoudou et l’avocat de Bashar Kiwan. Si le contenu n’a rien de compromettant, le contexte est mal choisi pour le premier flic du pays.

« C’est scandaleux de voir ces gens sympathiser avec un homme recherché par la justice pour crime dans ce dossier [de citoyenneté économique]. Ces gens ne peuvent plus nous représenter. Nous demandons leur démission », tonne les opposants qui au passage appellent la population à « descendre dans la rue pour manifester pacifiquement » son mécontentement. Les chances que cet appel soit suivi sont infimes. Aux yeux de la population, ceux qui incarnent l’opposition aujourd’hui, minée par ses divisions intestines et un déficit de leadership, n’ont pas encore réussi à prouver qu’ils sont à la hauteur des enjeux à relever.

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