
Africa-Press – Comores. Un ancien membre de la Commission électorale a introduit une requête à la Cour suprême pour faire annuler l’arrêté du ministre de l’intérieur portant nomination de monsieur Mahamoud Mchangama en qualité de directeur régional des élections dans l’île autonome de Ngazidja. Le parquet a requis le rejet de ladite requête au motif que le requérant n’a pas su démontrer « l’intérêt » de sa démarche.
Le sort de la requête semble être scellé avant même le 9 septembre mais Latuf Abdou se veut confiant. Le samedi 2 septembre, cet ancien de la Commission électorale (CENI) se trouvait devant les magistrats d’une chambre de la Cour suprême. Il défendait bec et ongles sa requête introduite quelques semaines plus tard dans laquelle il demande l’annulation de l’arrêté N°23-030/MIDATI/CAB portant nomination de monsieur Mahamoud Mchangama en qualité de directeur régional des élections dans l’île autonome de Ngazidja.
M.Latuf rappelle que la loi électorale en ses articles 84, 85, 86 et 89 fixe les services rattachés au ministère de l’intérieur à savoir : la direction générale des élections (DGE), la direction des études et opérations électorales (DEOE) et le centre National de traitement des données électorales (CNTDE). Donc, la loi électorale en vigueur ne prévoit ni direction régionale, ni compétences de cette-ci. « Face à ces graves violations des dispositions pertinentes de la loi électorale et afin de garantir la crédibilité et la transparence des prochaines élections présidentielles et gubernatoriales de 2024, je me suis trouvé dans l’obligation de saisir votre juridiction pour obtenir l’annulation de l’arrêté objet de ce recours », verse dans son recours le requérant.
Mais le parquet de ladite Cour ne l’entend pas de cette oreille. Il demande le rejet de la requête. « Monsieur Latuf n’a pas su montrer l’intérêt direct et certain de sa requête. Il n’a pas su nous convaincre. Donc il n’a pas qualité de faire la demande d’annulation [dudit arrêté] ». Malgré ce coup de boutoir, Latuf Abdou garde le moral et espère une réponse favorable de la part de la Cour qui donnera son verdict ce samedi 9 septembre : « J’ai confiance que la Cour ne suivra pas l’avis du procureur. Le procureur prétend que je n’ai aucun intérêt de faire annuler l’arrêté. Quel autre intérêt devrais-je démontrer si ce n’est que je suis Comorien, électeur et éligible ? ».
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