Saandi Assoumani publie son « pacte » avec le peuple

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Saandi Assoumani publie son « pacte » avec le peuple
Saandi Assoumani publie son « pacte » avec le peuple

Africa-Press – Comores. Une semaine après avoir officialisé sa candidature pour les prochaines présidentielles, l’économiste Saandi Assoumani vient de rendre public son « nouveau pacte pour le changement des Comores ». Un document d’une douzaine de pages dans lequel, le candidat pose le diagnostic du pays avant de livrer ses propositions pour son redressement.

C’est un diagnostic sans concession que l’économiste et candidat aux prochaines présidentielles, Saandi Assoumani livre dans sa vision politique : « un nouveau pacte pour le changement des Comores ». Dans ce document, ce haut cadre du pays qui a passé l’essentiel de sa carrière à l’international lance une alerte de détresse dans presque tous les domaines, au point qu’il estime qu’il y a l’urgence d’agir. Car le pays, d’après-lui, vit une crise de confiance qui fragilise l’unité nationale et enlève la confiance envers les institutions légitimes et impartiales du pays. « La vérité aujourd’hui est qu’il ne reste plus grand-chose du pacte républicain qui lie les citoyens aux institutions. Les comoriens vivent le sentiment d’un pouvoir usurpé, une gouvernance faite à leur dépens et au service d’un clan », a-t-il souligné.

Autre crise laquelle, est cette détresse économique qui serait toujours d’après-lui à son comble avec un quotidien qui devient un enfer pour le comorien. Même constat, pour le système éducatif qui est à l’en croire à l’agonie, se transformant en une machine à produire l’échec. Tout comme le système de santé qui serait à l’abandon provoquant un afflux de nos malades vers les pays de la sous-région. « Notre jeunesse vit dans le désarroi, le désespoir, et l’angoisse, face à un chômage structurel sans réponse crédible de la part de l’Etat au-delà des slogans mensongers – Elle devient une cible facile pour les manipulateurs et marchands d’illusion qui les captent vers les réseaux illégaux d’émigration vu par beaucoup comme le seul chemin de réussite », a-t-il déploré.

Que faire face à ces innombrables défis. « L’urgence est d’apaiser le pays, taire les rancœurs, réconcilier les comoriens avec leurs institutions, rétablir un Etat de droit et des institutions démocratiques, redéfinir le projet décentralisation, faire une remise à niveau des infrastructures prioritaires et des services de base (…) », a-t-il estimé.

Sur « le chemin vers le changement possible », qu’il propose, il envisage trois plans d’urgence : un plan spécial pour l’égalité des territoires, un plan spécial pour l’emploi des jeunes et un plan spécial santé. Parmi les reformes phares que cet ancien ministre de l’île de Ngazidja compte réaliser une fois élu, c’est, la lutte contre la corruption ainsi que la réduction drastique du train de vie du gouvernement. A commencer par le salaire du chef de l’Etat qui doit être indexé à un salaire minimum à instaurer. « On doit mettre fin aux pratiques insensées mais sanctuarisées comme les fonds spéciaux, les tickets d’essence à distribuer, la myriade d’indemnité non justifiées, la pléthore de voitures de fonction (…) Les émoluments des anciens présidents et anciens gouverneurs seront supprimés », a-t-il noté.

Autre promesse, c’est la construction d’une nouvelle capitale économique à Anjouan et une ville touristique d’une centaine d’hôtel à Mohéli. En ce qui concerne la politique extérieur, l’ancien collaborateur d’Azali Assoumani, promet une diplomatie d’intérêt et non d’idées. Pour les relations avec la France, « je traiterai avec le plus grand égard qui convient, mais ne ferais aucune complaisance sur la question de l’intégrité territoriale de notre pays. »

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