Seize prisonniers graciés

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Seize prisonniers graciés
Seize prisonniers graciés

Africa-Press – Comores. C’est devenu une coutume aux Comores, le 6 juillet est une date que bon nombre de prisonniers attendent pour pouvoir bénéficier de la grâce présidentielle. Cette année n’a pas dérogé à la règle, moins nombreux que la soixantaine de l’année dernière, seize prisonniers ont tout de même bénéficié de la magnanimité du chef de l’Etat.

A la veille de la fête Nationale, le président de la République Azali Assoumani a usé de l’une de ses prérogatives constitutionnelles à savoir le pouvoir de grâce. « Le président de l’Union a le droit de faire grâce » comme le stipule l’article 54 alinéa 13 de la constitution de 2018. Ainsi par le décret 23-066/PR, le président a accordé la grâce à seize détenus qui étaient sur l’ensemble du territoire. « Les personnes dont les noms suivent, condamnées par la Cour de Sureté de l’Etat, lors des audiences du mois de mars 2022, sont graciées de la totalité de leur peine respective » peut-on lire dans l’article premier dudit décret. Une libération qui concerne 8 détenus qui étaient emprisonnées à la prison de Koki.

Ensuite, le chef de l’Etat a accordé sa grâce a huit autres prisonniers détenus à Moroni et Badjo. « Sont également graciés de la totalité de leur peine, les condamnés ci-après nommés qui purgent leur peine à la maison d’arrêt de Moroni et de Badjo. » En tous ces libérations ont un impact positif sur la population et s’inscrit dans une dynamique amorcée depuis plus de deux ans ou le chef de l’Etat donne des signaux positifs d’ouverture même à dose homéopathique, mais considérés par ses soutiens comme une volonté réelle du président de désamorcer la crise politique que vit le pays depuis la réforme constitutionnelle et l’élection présidentielle de 2019.

Ces libérations réconfortent de nombreuses familles mais relancent encore la question de la libération de l’ancien président Sambi, qui vient de passer sa 6ème fête nationale consécutive, enfermé dans sa résidence transformée en prison annexe. Pourtant une partie de la classe politique et en particulier l’opposition, attendait un geste du président Azali, estimant que cette libération, aux yeux de nombreux observateurs peut faire retomber la fièvre politique à l’approche des élections présidentielles.

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