Affaire Me Idrisse: La décision du tribunal administratif se fait toujours attendre

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Affaire Me Idrisse: La décision du tribunal administratif se fait toujours attendre
Affaire Me Idrisse: La décision du tribunal administratif se fait toujours attendre

Africa-Press – Comores. La décision concernant la requête faite auprès du tribunal administratif pour la levée des sanctions prises à l’encontre de Me idrisse se fait toujours attendre. Ce dernier est privé de « plaidoirie » et le conseil a été saisi pour statuer en matière disciplinaire ainsi qu’un avis de poursuite au pénal pour propos diffamatoires et injures publiques et outrage à magistrat.

La décision sur la levée de la mesure à l’encontre de Me Idrisse Mze Mogni, « privé de plaidoirie », se fait toujours attendre. En effet, après maintes revendications, une grève de 48 heures et un sit-in silencieux, le barreau de Moroni a saisi le tribunal administratif la semaine dernière pour annulation dans l’urgence, de la décision « manifestement illégale » prise à l’encontre de leur confrère. Le délibéré était attendu ce lundi mais la décision sera connue d’ici le 30 juin prochain, a-t-on appris d’une source proche du dossier. Une décision qui inquiète un peu les avocats. « C’était une procédure d’une extrême urgence. On attendait une réponse rapidement mais attendre jusqu’au 30 juin, j’avoue que c’est vraiment inquiétant », avance un avocat au barreau de Moroni.

Rappelons que Me Idrisse Mze Mogni est privé de plaidoirie par une décision commune de la Cour d’appel, du parquet général, du parquet de la République et du Tribunal de Moroni. Au cours du procès Faina le 23 mai dernier, sous la colère, il avait qualifié le procureur de la République de « petit procureur ». Celui-ci avait interdit l’avocat de réciter des versets coraniques dans sa plaidoirie. Et comme si cela n’était pas suffisant, le procureur général près la cour d’appel a remis une couche à cette affaire. Ce dernier a saisis le conseil de l’ordre en matière disciplinaire pour statuer et pour un avis de poursuite au pénal pour des propos diffamatoires et injures publiques et outrage à magistrat.

Le conseil de l’ordre refuse de se plier à sa volonté. Il refuse de recevoir une requête émanant du parquet général demandant de statuer sur le cas de Me Idrisse. Et pour accepter de recevoir cette requête, le Conseil pose un préalable : la levée de l’interdiction d’exercer qui pèse sur leur confrère, une décision qui, selon les avocats, ne relève pas des compétences de ceux qui l’ont prise à savoir la « haute juridiction ».

Andjouza Abouheir

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