Automobile : la fin des voitures thermiques décidée pour 2035 dans toute l’Union européenne

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Automobile : la fin des voitures thermiques décidée pour 2035 dans toute l’Union européenne
Automobile : la fin des voitures thermiques décidée pour 2035 dans toute l’Union européenne

Africa-Press – Comores. Les ministres de l’Environnement de l’Union européenne ont approuvé mercredi 28 juin l’arrêt total des ventes de moteurs thermiques en Europe pour 2035. L’idée est d’accélérer encore la prépondérance des véhicules 100 % électriques afin de réduire à zéro les émissions de CO2.

Les 27 États membres de l’Union européenne ont approuvé mercredi 28 juin le projet de la Commission de réduire à zéro les émissions de CO2 des voitures neuves à partir de 2035. Cette décision provoquera de facto l’arrêt des ventes de moteurs thermiques au profit des véhicules 100 % électriques. Les constructeurs de niche exemptés

Proposée en juillet 2021, cette mesure doit encore être discutée chez les eurodéputés. Elle signifierait l’arrêt des ventes de voitures essence et diesel ainsi que des hybrides dans toute l’UE à partir de 2035. À la demande de quelques pays, les États ont cependant accepté d’envisager un possible feu vert à l’avenir pour des technologies alternatives respectueuses de l’objectif de suppression totale des émissions de gaz à effet de serre.

Les ministres européens de l’Environnement ont également approuvé une extension de 5 ans de l’exemption des obligations en matière de CO2 accordée aux constructeurs « de niche » ou produisant moins de 10 000 véhicules par an, jusqu’à fin 2035. Cette clause, parfois baptisée « amendement Ferrari » , profitera notamment aux marques de luxe. L’UE « technologiquement neutre »

« Cela constitue un grand défi pour notre industrie automobile » , a reconnu la ministre française de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, estimant tout de même la mesure « nécessaire » face à la concurrence chinoise et américaine qui a largement misé sur l’électrique. Ces décisions « en amont » vont « permettre une transition planifiée et accompagnée » .

« Nous sommes technologiquement neutres. Ce que nous voulons ce sont des voitures zéro émission , a déclaré le vice-président de la Commission chargé du Pacte Vert, Frans Timmermans. À l’heure actuelle, les e-carburants ne semblent pas une solution réaliste, mais si les constructeurs peuvent prouver le contraire à l’avenir, nous serons ouverts. » Les e-carburants, technologie d’avenir ?

La technologie des carburants de synthèse, en cours de développement, consiste à produire du fuel à partir de CO2 issu notamment des activités industrielles en utilisant de l’électricité bas-carbone, dans une approche d’économie circulaire. La filière automobile fonde de gros espoirs sur ces nouveaux carburants qui permettraient de prolonger l’utilisation des moteurs thermiques.

L’usage de cette technologie dans l’automobile est cependant contesté par les ONG environnementales. Ces dernières la jugent à la fois très onéreuse et énergivore. Les associations dénoncent en outre des motorisations émettant autant d’oxydes d’azote (NOx) que leurs équivalents à carburant fossile. La question des bornes de recharge

L’automobile, premier mode de déplacement des Européens, représente près de 15 % des émissions de CO2 totales de l’UE, un des premiers gaz responsables du réchauffement climatique. Pour répondre aux constructeurs inquiets d’une demande insuffisante des consommateurs pour le 100 % électrique, la Commission préconise de fortement développer les bornes de recharges.

« Le long des principales routes en Europe, il faut qu’il y ait des points de charge tous les 60 km », avait demandé en 2021 la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Les constructeurs se plaignent régulièrement de l’insuffisance de ces infrastructures, en particulièrement dans les pays du Sud et de l’Est de l’Europe.

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