Africa-Press – Comores. C’est la période des oranges dans le village d’Itsamia à l’est de Mohéli. L’unique région dans l’île où l’on trouve ces fruits en cette période. Ces oranges connus par leur goût extrêmement sucré constituent la principale source de revenus de la cité de la tortue marine même si la demande, selon les producteurs, reste faible par rapport aux années précédentes.
Si le village d’Itsamia est très connu dans le secteur de l’écotourisme par les tortues marines, il n’en demeure pas moins célèbre dans l’agriculture par ses oranges au gout sucré unique. Cela est dû, selon les spécialistes, au microclimat de cette région semi-désertique de Mohéli et qui serait également à l’origine du retardement de la floraison de ce fruit riche en vitamine C. Les producteurs en profitent pour se faire du fric et satisfaire les besoins de leurs familles. La période des oranges à Itsamia, c’est comme la période du girofle ou de vanille dans les autres régions.
Cependant, cette année, il est constaté que la demande reste relativement faible dans l’île. « Je préfère exporter mes oranges dans les autres îles » lance un jeune d’Itsamia. Pour un père de famille que nous avons croisé en pleine rue, de retour de son champ d’orangers, « dieu merci la période de cueillette coïncide toujours avec la période de la rentrée scolaire. Avec ce que je gagne de mes oranges j’arrive à satisfaire les besoins scolaires de mes enfants ».
Un tas de 8 à 9 oranges se vend à 500 fc à Itsamia pendant qu’au marché de Fomboni, le tas de 5 oranges se vend au même prix. Certains vendeurs préfèrent les couler en gros pour éviter la putréfaction du produit. D’autres optent pour l’exportation vers les autres îles pour plus de bénéfice. Actuellement, la coopérative pour le développement socioéconomique d’Itsamia envisage de mettre en place un projet de conservation des oranges pour éviter les pertes en cas de forte production. Un projet qui pourrait voir le jour d’ici la prochaine saison des oranges.
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