La saison des oranges d’Itsamia bat son plein

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La saison des oranges d'Itsamia bat son plein
La saison des oranges d'Itsamia bat son plein

Africa-Press – Comores. La saison de la cueillette des oranges d’Itsamia qui se décale des autres régions et avec leur goût particulier, bat son plein. Tenant compte de la loi de l’offre et de la demande, les cueilleurs de ces fruits préfèrent aller écouler leurs produits à Anjouan pour plus de bénéfice et minimiser les pertes liés à leur pourrissement, car à Mohéli le marché est rapidement saturé.

Nous sommes en pleine période de la cueillette des oranges en provenance de la région de Djando, notamment des villages de Hamavouna, Hagnamoida et Itsamia. Les oranges provenant de ces localités sont réputées partout de par leur goût sucré. Itsamia qui en est le premier producteur se frotte les mains en cette période où toutes les autres régions ont fini leur récolte depuis plusieurs mois déjà. Cela est dû à la spécificité climatique de cette région semi aride.

A Hamavouna, situé à moins de 20 minutes d’Itsamia au sud-ouest de l’île, les agriculteurs s’apprêtent à aller écouler leurs oranges dans les autres îles notamment à Anjouan où le marché est plus prospère. C’est une façon d’éviter les risques de pourrissement, vu que les oranges abondent déjà à Mohéli, l’offre étant supérieur à la demande. « J’ai beaucoup d’oranges dans mon champs. Mais je préfère aller les vendre à Anjouan car là-bas la demande est supérieur à l’offre contrairement à Mohéli » se justifie Wardi Attoumane Abdou, un jeune agriculteur de Hamavouna.

Selon cet agriculteur, pour les vendre à Fomboni, il faut un tas de 7 oranges pour 500 fc, alors qu’à Anjouan le tas de 5 oranges se vend au même prix. « Tout cela c’est juste pour gagner de quoi m’occuper de mon quotidien, car malgré nos diplômes universitaires, on se retrouve au chômage » regrette Nabouhani Madi, un jeune diplômé de Hamavouna qui travaille en partenariat avec Wardi Attoumane dans des activités agricoles.

Ces jeunes se sont lancés également dans les pépinières des fruitiers notamment les orangers, jacquiers, citronniers et autres pour assurer leur autonomie financière, mais également développer ce secteur. Ils appellent les jeunes comme eux diplômés ou pas, à se créer des activités génératrices de revenu afin de pouvoir répondre à leurs besoins et ne plus attendre les politiques.

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