Lutte contre la filariose : Le dernier rapport de traitement de masse en validation

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Lutte contre la filariose : Le dernier rapport de traitement de masse en validation
Lutte contre la filariose : Le dernier rapport de traitement de masse en validation

Africa-Press – Comores. Le ministère de la santé à travers la direction de la lutte contre la maladie a invité les partenaires dont l’OMS à un atelier de validation technique du dernier rapport du traitement de masse contre la filariose lymphatique. L’objectif est de voir de près si l’objectif de 65% de couverture thérapeutique des populations à risque est atteint mais également d’apporter des solutions correctrices.

Le ministère de la santé à travers la direction de la lutte contre la maladie en collaboration avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a organisé hier mardi 21 juin un atelier de validation technique du rapport du traitement de masse contre la filariose lymphatique tenu en janvier 2022 à Ngazidja. Cette réunion de réflexion a été honorée par la déléguée à la Santé au niveau de Ngazidja Myriam Abdallah ainsi que des acteurs et décideurs de cette campagne dans un but précis qui consiste à apprécier les données produites et le processus depuis la planification jusqu’à la distribution des médicaments dans les foyers. Trois principaux médicaments ont été utilisés lors de cette campagne à savoir le ditehylcarbamazine, l’ivercmectine et l’abendazole.

Dans son allocution, le représentant du représentant de l’OMS en union des Comores Dr Nassur Ahamada a rappelé aux participants que les leçons qui seront tirées de cette intervention serviront à améliorer la suite de cette campagne. Selon les projections du RGPH 2017, l’île de Ngazidja compte 412.869 habitants en 2021 dont 207 368 de sexe masculin et 205 501 de sexe féminin. Toute cette population est à risque par rapport à la Filariose Lymphatique (FL) et les géo-helminthiases. La proportion des personnes traitées sur la base de toute la population à risque de l’île de Ngazidja tourne autour de 39% soit 160 391 habitants. « Ces résultats nous interpellent en tant qu’acteurs et décideurs, car l’objectif de 65% de couverture thérapeutique des populations à risque fixé n’est pas atteint. Nous devons nous poser des questions objectives sur ce qui a bien fonctionné. Mais surtout nous devons apporter des solutions correctrices sur ce qui n’a pas bien fonctionné. Nous savons que plus notre indicateur sera performant, mieux sera protégée la population de l’île et très vite, nous nous approcherons de l’élimination de cette maladie », souligne-t-il.

Lors de son intervention, le docteur Tadjidine Youssouf a rappelé les efforts et les moyens mis par le gouvernement dans cette lutte. Selon lui, la tâche n’était pas facile. Le combat a commencé depuis 2001 avec une prévalence de 4% dont 4 tours de distribution de masse de médicaments contre cette pathologie et les géo-helminthiases. En 2007, on avait une prévalence de 0,4% mais il y a eu un relâchement, soit une prévalence de 3%. De ce fait l’OMS à travers le groupe régional pour la revue des programmes a appuyé le ministère de la santé pour réalisation de deux tours de traitement de masse pour compléter le traitement à 6 tours. « L’enquête d’évaluation de la transmission a démontré que de Mohéli et Anjouan ont enregistré de succès. Malheureusement Ngazidja a eu des obstacles, quelques défaillances, d’une prévalence de 2%. D’où la recommandation de l’OMS celle de réaliser deux tours spécifiques en 2020 et en 2022. L’idée est d’avoir une prévalence inférieure à 1 % », a-t-il indiqué. De son côté, la déléguée à la santé Myriam Abdallah a salué les efforts déployés durant cette campagne.

Pour mémoire, depuis 2003, l’OMS appuie les traitements de masse organisés dans le pays. Pour celui de 2022, l’OMS a mis à la disposition du pays les quantités de médicaments nécessaires et suffisantes pour toute la population. En plus des médicaments, elle a mobilisé les ressources financières pour les coûts opérationnels, un montant de plus de 45 millions de nos francs. Grâce aux efforts de tous les acteurs, les îles d’Anjouan et de Mohéli avec une prévalence de la microfilarémie inférieure à 1% et on peut lutter efficacement contre les maladies tropicales négligées et contribuer également à atteindre les objectifs de développement durable. Raison pour laquelle l’OMS en concertation avec ses pays membres a établi une Feuille de route pour les maladies tropicales négligées couvrant la période 2021-2030.

Andjouza Abouheir

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