Africa-Press – Comores. Selon plusieurs sources au sein du centre hospitalier de Mayotte, un premier cas de choléra aurait été détecté dans le 101e département français. Alors que l’épidémie gagne du terrain dans l’archipel voisin des Comores, l’Agence régionale de santé (ARS) avait présenté le mois dernier un plan pour contrer d’introduction de la maladie sur son territoire.
Vers une épidémie de choléra dans le 101e département français ? Selon Outre-mer La Première, un premier cas a été détecté ce mardi 19 mars au sein du Centre hospitalier de Mayotte (CHM), comme l’ont rapporté plusieurs sources sur place. L’Agence régionale de santé (ARS) et le CHM devraient s’exprimer dans la journée sur le sujet.
Cette annonce intervient un mois après la présentation du plan de riposte contre le risque d’introduction de la maladie dans le département toujours en proie à l’insécurité et à l’arrivée massive de clandestins illégaux. Entre-temps, l’épidémie de choléra s’est intensifiée en Afrique ces dernières semaines, et notamment aux Comores voisines. Le ministère de la Santé de l’archipel a ainsi annoncé 12 décès et 227 cas positifs rien que la semaine dernière.
Pour faire face à l’arrivée du choléra, l’ARS de Mayotte avait annoncé plusieurs mesures. Parmi elles, le renforcement des contrôles sanitaires aux frontières, la mise en place d’un circuit de prise en charge à l’hôpital pour soigner les patients en limitant le risque de contamination et le déploiement pour les cas confirmés de moyens d’investigation médicaux et paramédicaux. L’objectif ? Identifier rapidement les cas contacts et désinfecter le lieu de résidence du patient.
PÉNURIE DE VACCINS
En revanche, l’ARS de l’île avait prévenu qu’il n’y aurait pas de campagne de vaccination massive, en raison d’une pénurie mondiale de doses de vaccin. Le choléra est une infection digestive bactérienne qui se manifeste principalement par des diarrhées. La maladie peut entraîner un risque sévère de déshydratation en l’absence de traitement à temps – passant principalement par une réhydratation, pouvant se faire par voie injectable dans les cas les plus graves.
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