Mort d’un jeune de 16 ans : « Le patient était testé positif au choléra »

3
Mort d’un jeune de 16 ans : « Le patient était testé positif au choléra »
Mort d’un jeune de 16 ans : « Le patient était testé positif au choléra »

Africa-Press – Comores. Le ministère de la santé a tenu à clarifier sur le cas d’un jeune de16 ans mort quelques heures après son transfert de samba à El-Maarouf. Selon le secrétaire général de la santé, Aboubacar Said Anli, le patient était testé positif au choléra, d’où son admission à Samba et ressorti négatif avant son transfert à El-Maarouf.

Alors qu’un mystère plane sur la mort d’un jeune de 16 ans, connu sous le nom de Yazid, décédé quelques heures après son transfert de Samba à El-Maarouf, le ministère de la santé a tenu à clarifier cette affaire. En effet, certains de ses proches parlent d’une erreur de diagnostic qui a occasionné des complications graves dues à un « trouble ionique ». L’on parle même d’une «intoxication alimentaire» et non du choléra. Le secrétaire général de la santé précise que le patient était testé positif au choléra. « Il avait le choléra, raison pour laquelle il était admis à Samba. Au moment de son transfert, son test était négatif. On l’a transféré pour recevoir des soins dans un centre de traitement. Pour ce qui est du trouble ionique, cela fait partie des effets du choléra. Le trouble ionique est une complication normale pour une personne ayant fait beaucoup de diarrhée ou du vomissement », explique-t-il.

C’était l’occasion pour le conférencier de revenir sur la situation de l’épidémie. Actuellement, neuf patients occupent les lits de Samba dont deux nouveaux cas. Environ 110 personnes sont déclarées guéries depuis l’apparition de l’épidémie. Le ministère amplifie les actions de sensibilisation en impliquant les acteurs clés dans cette lutte contre le choléra. « Le gouvernement a débloqué plus de 250.000.000 de nos francs pour la riposte. À ce montant, s’ajoute l’appui de nos partenaires techniques et financiers. La prise en charge de tous les cas est gratuit dans l’ensemble du territoire », précise-t-il.

Les principales difficultés restent le retard à la consultation. Certains patients sont encore dans le déni de la maladie, ce qui occasionne des décès communautaires. Notons que sur les 6 décès enregistrés, 4 sont des décès communautaires. « Le ministère de la santé multiplie les efforts de communication pour une consultation précoce au centre de santé le plus proche. Les leaders communautaires, les religieux, les artistes, les notables, préfets et maires, etc., sont tous impliqués dans cette lutte. Nous prions la population de continuer à observer les pratiques d’hygiène à savoir le lavage des mains, etc. », souligne-t-il.

De son côté, l’inspecteur général de la santé, Dr Mohamed Ridhoine explique que pour la prévention, il est recommandé de se laver les mains avec du savon et de l’eau, on peut utiliser aussi une solution de clore, manié avec précautions, de l’eau de javel. « La solution hydro-alcoolique ne tue pas la bactérie, il le fixe, raison pour laquelle, il faut toujours laver les mains avec de l’eau et du savon avant de manger, après les toilettes, avant de laver la vaisselle, etc. », insiste celui qui appelle la population à redoubler de vigilance. « Il est vrai que nous avons moins de cas mais ce n’est pas le moment de lâcher prise afin de nous éviter une explosion des cas. Comme c’était le cas en 2007 ». Notons que l’épidémie la plus longue est celle de 2000 à 2001 qui a duré 14 mois et enregistré 3523 cas et 95 décès.

Pour plus d’informations et d’analyses sur la Comores, suivez Africa-Press

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here