Voir ou revoir : « Le pari » de Dinel Desouza

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Voir ou revoir : « Le pari » de Dinel Desouza
Voir ou revoir : « Le pari » de Dinel Desouza

Africa-Press – Congo Brazzaville. Court métrage congolais d’une trentaine de minutes sorti en début de cette année, « Le pari » c’est l’histoire d’un jeune garçon qui voit basculer sa vie grâce un ticket de loterie.

Père de famille, Ursul traverse la pire période de sa vie. Entre ses nuits tourmentées par un songe qui se répète encore et encore, ainsi que des dettes à n’en point finir, le jeune homme ne sait plus à quel saint se vouer. Sa campagne Jenny le suggère donc de rencontrer le responsable de son église afin de recourir à une solution par la prière. Mais, pour Ursul, il en est hors de question. Confiant que cette période de crise financière s’estompera un jour.

De façon inattendue, alors qu’il échappe à une poursuite de jeunes gangsters à qui il doit de l’argent, Ursul tombe sur ses cadets du quartier jouant au pari foot. Il les critique d’abord, puis décide de tenter sa chance par un pronostic peu probable moqué par ces derniers. Il a eu raison de ne pas se laisser dissuader car c’était exactement la chance de sa vie. Malheureusement, le ticket gagnant a été emporté par l’un de ses débiteurs dans son pantalon rouge se trouvant dans sa valise prise en guise de gage. Que fera Ursul ? Parviendra-t-il à mettre la main sur son gain ?

Ecrit et produit par Dinel Desouza sous la réalisation de Venicy Moundaya, « Le pari » a le mérite de partir du thème de la loterie pour entremêler d’autres thématiques comme le chômage, la pauvreté, les conséquences des créances, la rage de réussir et l’impatience. S’agissant des jeux du hasard, ce film met en lumière la raison pour laquelle de nombreux jeunes s’y adonnent faute d’emploi ou d’une rémunération peu suffisante : l’espoir d’une vie meilleure et l’obtention rapide du gain. Par ailleurs, à travers la tentative d’Ursul, il se dégage tout le sens de ces loteries où tenter l’improbable peut parfois s’avérer très prolifique.

Un coup de chapeau pour Dinel Desouza qui, en parallèle du sérieux des problématiques soulevées, parvient à y ajouter un brin d’humour. Ce, en plus de la qualité des images et d’un casting bien réfléchi composé de Caleb Bambi, Dan Ntotolo, Belchedia Obelatsa, John Stylon, Dalvie Yalingui. Le fond sonore d’une musique signée Nestelia Forest est également un bon choix qui contribue à vendre le Congo.

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