Union africaine : le Congo fait le bilan de sa présidence à la tête du CTS sur les TIC

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Union africaine : le Congo fait le bilan de sa présidence à la tête du CTS sur les TIC
Union africaine : le Congo fait le bilan de sa présidence à la tête du CTS sur les TIC

Africa-Press – Congo Brazzaville. Le ministre congolais des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique a présidé, le 23 novembre à Addis-Abeba, la cérémonie d’ouverture de la cinquième réunion du Comité technique spécialisé (CTS) de l’Union africaine (UA) sur les TIC et la communication, en sa qualité de président du bureau du Conseil des ministres. Une occasion pour Léon Juste Ibombo de faire le bilan du mandat du Congo arrivé à son terme.

Léon Juste Ibombo a, d’emblée, rappelé que le CTS sur les TIC et la communication est le siège de l’obligation contractuelle de ses États membres d’assurer la supervision, le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre des politiques, programmes et autres décisions prises par les organes de l’UA dans le domaine des Technologies de l’information et de la communication (TIC). Selon lui, le Congo a débuté son mandat dans un contexte de crise socio-sanitaire mondiale due à la pandémie de covid-19. En dépit des défis liés à cette pandémie, le bureau a poursuivi, a-t-il dit, son travail dont les résultats obtenus sont à saluer.

Il s’agit, entre autres, de la mise en œuvre de la stratégie de transformation numérique pour l’Afrique dont les documents clés ont été approuvés en 2022 ; du cadre d’interopérabilité de l’UA pour l’identification numérique ; du cadre de politique de l’UA en matière de données. A cela, s’ajoutent la création en cours des comités d’experts des États membres pour superviser et fournir des orientations sur la mise en œuvre desdits cadres ; l’entrée en vigueur de la Convention de l’UA sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel, dite convention de Malabo.

Grâce au plaidoyer mené par la Commission de l’UA auprès des États membres, le seuil de mise en œuvre de la convention a été atteint, a rappelé Léon Juste Ibombo. Exprimant sa gratitude aux quinze États membres qui ont déposé leurs instruments de ratification auprès de la Commission de l’UA, le président du bureau du Conseil des ministres du CTS de l’UA sur les TIC et la communication a invité les autres pays à emboîter le pas dès que possible.

Brazzaville abritera le Forum africain sur les compétences numériques

Il est également revenu sur les différentes recommandations formulées à la réunion en ligne organisée par le bureau, le 22 juin 2022. En effet, les participants à cette rencontre demandaient aux États membres de nommer des experts aux comités africains d’experts pour l’identification numérique et la gouvernance des données aux fins de superviser la mise en œuvre des cadres continentaux pour la politique des données et l’interopérabilité de l’identification numérique. La Commission de l’UA avait reçu la mission d’accélérer l’élaboration des stratégies, cadres politiques et projets numériques et d’en faire rapport à la cinquième session ordinaire du CTS sur la communication et les TIC. Les participants suggéraient aussi un soutien à la création du marché numérique unique d’Afrique pour exploiter, de manière optimale, le potentiel de la Zone de libre-échange continentale africaine. Ainsi, le constat fait est que des progrès ont été réalisés dans la mise en œuvre de ces recommandations.

« Au niveau de mon pays, la République du Congo, la mise en œuvre de ces recommandations a porté sur les chantiers suivants : l’opérationnalisation du Centre africain de recherche en intelligence artificielle ; l’opérationnalisation de l’Agence de développement de l’économie numérique ; la création de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information ; la création en cours de la Commission nationale de protection des données ; la construction en cours du Data center national », a annoncé Léon Juste Ibombo, invitant la Commission de l’UA à inscrire le Centre africain de recherche en intelligence artificielle dans son plan d’action et initiatives de l’agenda 2063.

Il a, par ailleurs, annoncé l’organisation à Brazzaville, du 18 au 20 décembre prochain, du premier Forum africain sur les compétences numériques, en partenariat avec l’académie digitale de Smart Africa. Le ministre congolais des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique a, enfin, souligné que malgré des efforts consentis en matière de digitalisation en Afrique, il subsiste encore de nombreux obstacles dans la pose des piliers fondamentaux de la stratégie de la transformation numérique, indispensables à l’atteinte maximum des Objectifs de développement durable. A titre d’exemple, il a cité la faiblesse en termes d’infrastructures, notamment une électricité peu fiable et une connectivité inabordable, en particulier dans les zones rurales ; des capacités humaines et des compétences numériques limitées ; la nécessité d’une politique et d’une réglementation agiles pour répondre à la dynamique des technologies émergentes. Sans oublier la nécessité d’augmenter les investissements dans les startups à travers le continent pour continuer à développer les entrepreneurs technologiques.

« Nous devons donc poursuivre nos efforts collectifs pour inciter toutes les parties prenantes à davantage contribuer à l’accélération de la transformation numérique de l’Afrique », a conclu Léon Juste Ibombo.

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