Africa-Press – Congo Brazzaville. Le président de l’intersyndical des opérateurs économiques, Roger Obesse a demandé le 21 janvier à Brazzaville au gouvernement, le paiement des créances non payées des années 2025 et 2024.
« Nous avons, il y a un mois et demi, cherché à rencontrer le directeur du cabinet du ministère des finances pour essayer de trouver des solutions par rapport aux créances 2025 et 2024 non payées. Après deux séances de réunion, le ministère des finances a préféré payer les créances de la CCA, qui pour nous était déjà un acquis. Parce que les séances passées, nous avons signé des conventions avec le ministère des finances pour des options de 25%, 35% et 66% », a déclaré le président de l’intersyndical des opérateurs économiques Roger Obesse, lors des échanges avec les membres de ce regroupement patronal.
« Il s’avère que, quand ils ont publié les créances de la CCA, ils ont sélectionné par rapport à leur affinité. On retrouve sur cette liste les mêmes noms qui ont été payés la fois dernière. C’est-à-dire qu’il y a plus de 600 noms. On a payé 156 noms. Dans les 156 noms, on retrouve autour de 20 ou 30 personnes qui ont été déjà payées», a-t-il expliqué.
« On ne peut pas aujourd’hui travailler et ne pas être payé. Nous avons investi, et on a besoin du retour de l’investissement. Alors, nous invitons le gouvernement à faire un effort, avant le 31 janvier, de payer les créances qui sont au trésor. De payer les ordres de virements qu’ils avaient déjà élaborés, montés, de 2024.Et de faire de telle sorte que la CCA, qu’il n’y ait pas une sélection, que tous ceux qui ont signé les engagements, le protocole avec l’Etat, soient respectés », a -t-il ajouté
« Donc nous demandons au ministère des Finances de faire le travail impartialement. Maintenant, nous allons faire recours au président de la République pour regarder comment faire pour accompagner le secteur privé. Les opérateurs économiques congolais sont devenus marginalisés, non respectés. Ceux qui ont travaillé ont le droit d’avoir le bien du travail. Nous avons des travailleurs, nous avons de la famille, nous avons des biens qu’on a hypothéqué, nous avons des banques qui nous traquent », a conclu Roger Obesse.





