Vie des partis : l’Upads tire les leçons de sa participation aux dernières élections

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Vie des partis : l’Upads tire les leçons de sa participation aux dernières élections
Vie des partis : l’Upads tire les leçons de sa participation aux dernières élections

Africa-Press – Congo Brazzaville. Avec sept députés et une cinquantaine d’élus locaux, la moisson de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) aux dernières législatives et locales n’a pas été assez abondante.

La deuxième session extraordinaire du Conseil national de l’Upads, tenue les 18 et 19 novembre à Brazzaville, a permis aux participants d’adopter le rapport du secrétariat national relatif à la participation du parti aux élections générales de juillet et août 2022. Il ressort de cette présentation que l’issue de ces élections n’était pas à la hauteur des attentes du parti.

« S’agissant des dernières consultations électorales, leur issue montre sans l’ombre d’un doute que notre parti n’a pas atteint ses objectifs. Au lendemain de la publication officielle des résultats, la tentation était grande de nous lancer dans la contestation suscitée plus par l’émotion, la déception et la colère que par une analyse sereine de nos contre-performances dont la responsabilité première sans doute nous incombe. Pourtant, en nombre de sièges, les résultats globaux ne sont guère différents de ceux obtenus au cours des derniers scrutins : 2002, 2007, 2012 et 2017, à quelques exceptions près », a rappelé le premier secrétaire de l’Upads, Pascal Tsaty-Mabiala, félicitant l’ensemble des élus et les invitant à s’impliquer davantage dans la vie du parti.

Tirant les leçons de ce double scrutin, les participants ont décidé de réviser la carte politique du parti ; redynamiser les structures de l’Upads sur l’ensemble du territoire national ; organiser une campagne nationale d’adhésion ; former les militants dans l’animation de la vie du parti. Ils ont aussi retenu d’imposer la discipline au sein du parti, notamment dans le choix des candidats et pendant la campagne électorale ; améliorer les conditions, les critères et la procédure de pré-sélection des candidats à la candidature aux différentes élections ; élaborer un code moral et d’éthique pour tous les élus du parti ; impliquer les structures intermédiaires et de base dans les opérations pré-électorales et électorales.

En fonction des résultats obtenus aux derniers scrutins, l’Upads entend identifier des circonscriptions à conquérir ou à reconquérir par le secrétariat national, quelques années avant les prochaines élections.

Améliorer la gouvernance électorale

L’ancien parti au pouvoir impute les mauvais résultats obtenus à, entre autres, la multitude des candidats et des listes ayant désorienté les militants ; la non-maîtrise du corps électoral réel dans la quasi-totalité des circonscriptions ; la transhumance organisée de plusieurs électeurs dans le but de favoriser la fraude électorale. Les autres raisons étant la multiplication de fausses pièces d’état civil et des procurations par certains administrateurs, occasionnant ainsi le vote des électeurs fictifs ; la non-maîtrise du vote des militaires, devenu un facteur de fraude électorale. D’où la nécessité pour le secrétariat national de poursuivre, avec les autres forces vives de la Nation, les échanges avec les pouvoirs publics sur l’amélioration de la gouvernance électorale.

Les participants ont, par ailleurs, pris acte de la démission de trente-cinq membres du Conseil national et l’entrée de cinquante-six nouveaux à la place des décédés. « Le rapport circonstancié que nous venons d’adopter sera dorénavant la boussole, notre base de réflexion, notamment dans sa partie suggestions, pour mieux préparer les échéances à venir. Il nous suffit donc de renforcer le travail d’organisation et de mobilisation sur le terrain, de revoir les conditions et les critères de pré-sélection des candidats à la candidature et de relever les capacités de financement des campagnes électorales pour que redémarre enfin la grande Upads », a conclu Pascal Tsaty-Mabiala.

Notons que l’Upads a commémoré, le 20 novembre, les 91 ans de la naissance de son président fondateur, Pascal Lissouba, décédé le 24 août à Paris, en France, à l’âge 89 ans. Les festivités ont donné lieu à une évocation au siège du parti et à une messe en la paroisse de l’église du centenaire, à Brazzaville.

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