Africa-Press – Congo Kinshasa. Un nouvel assaut des forces de l’alliance et la prise d’otages dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
La province d’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a été le théâtre d’une nouvelle attaque menée par des membres des forces de l’alliance démocratique, un groupe armé lié à une organisation extrémiste, qui a entraîné l’enlèvement de plusieurs civils et leur détention en tant qu’otages, dans un contexte de détérioration continue de la sécurité dans la région.
Des sources locales ont rapporté que l’attaque a eu lieu le vendredi 1er mai dans la zone de Lisuma, relevant de la province de Mambasa, où les assaillants ont enlevé des dizaines d’habitants, tandis que le nombre exact des enlevés reste incertain jusqu’à présent.
Cette opération s’inscrit dans un contexte d’expansion notable des activités du groupe au cours des derniers mois dans l’est du pays. Des organisations de la société civile ont indiqué que les assaillants ne se sont pas contentés des enlèvements, mais ont également pillé les récoltes dans les zones environnantes, y compris les localités voisines de Kananga, Leta Kredi, Mikengi et Mabindo.
L’Association pour la promotion des droits des enfants et des femmes vulnérables a souligné que la zone de Lisuma est considérée comme négligée sur le plan sécuritaire, car les mouvements des assaillants n’ont rencontré aucune présence militaire efficace jusqu’à la fin de la semaine dernière.
Selon les données des Nations Unies et des sources de la société civile, la province d’Ituri a enregistré plus de 400 enlèvements depuis le début de l’année, avec une forte augmentation de ce phénomène au cours des derniers mois. Cette situation pousse les organisations de la société civile à appeler les habitants à faire preuve de prudence et à prendre des mesures préventives.
Des estimations militaires indiquent que les forces de l’alliance démocratique utilisent les enlèvements comme moyen de recrutement forcé, tandis que des chercheurs estiment que ces opérations ont également des motivations économiques, les assaillants ayant recours à des demandes de rançon auprès des familles des otages.
Dans un contexte connexe, une opération militaire conjointe dirigée par l’armée congolaise avec le soutien des forces ougandaises a réussi, à la mi-avril, à libérer environ 200 otages qui étaient retenus par le groupe, lors de l’une des plus grandes opérations de sauvetage récentes.





