Attributions des blocs gaziers sur le lac Kivu: entre espoirs économiques et inquiétudes environnementales

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Attributions des blocs gaziers sur le lac Kivu: entre espoirs économiques et inquiétudes environnementales
Attributions des blocs gaziers sur le lac Kivu: entre espoirs économiques et inquiétudes environnementales

Africa-Press – Congo Kinshasa. MANNE. En attribuant trois blocs gaziers sur le lac Kivu à des sociétés américaines et canadienne, le gouvernement affiche sa détermination à devenir un champion des hydrocarbures.

Le gouvernement de la République démocratique du Congo, déterminé à devenir un véritable producteur d’hydrocarbures et à augmenter les revenus de l’État, a publié, mercredi 18 janvier au soir, les noms des sociétés qu’il a sélectionnées, à l’issue d’un appel d’offres, pour exploiter trois blocs gaziers du lac Kivu, dans l’est du pays.

Il s’agit de Symbion Power & Red, pour le bloc dit « Makelele », Winds Exploration and Production LLC (bloc Idjwi) et Alfajiri Energy Corporation (bloc Lwandjofu), précise le ministre des Hydrocarbures, Didier Budimbu, dans un communiqué diffusé par ses services. Les deux premières sociétés ont leur siège aux États-Unis, la 3e au Canada.

« C’est une première étape de poids pour la RDC et mon ministère », a commenté le ministre sur Twitter. « Je tiens à féliciter les sociétés pour leur détermination commune à apporter expertises et solutions durables pour la région et sa population », a-t-il ajouté.

Des craintes pour l’environnement

Un appel d’offres pour ces trois blocs de gaz méthane avait été lancé fin juillet, en même temps que pour 27 blocs pétroliers. Une dizaine de sociétés avaient manifesté leur intérêt pour les blocs gaziers du graben du lac Kivu, situé à la frontière entre la RDC et le Rwanda. Le dépôt des candidatures pour les blocs pétroliers doit se poursuivre jusqu’à fin janvier.

Le 12 octobre, lors du dépouillement des candidatures pour les blocs gaziers, Didier Budimbu avait assuré que tout le processus serait « public, transparent, impartial et concurrentiel ». « Les chances sont accordées à toutes les sociétés et aucun acte de corruption ne sera toléré », avait-il affirmé.

Concernant l’exploitation pétrolière, le gouvernement assure qu’il veillera au respect de l’environnement, et le président Félix Tshisekedi insiste sur sa volonté de « sortir la RDC du tout minier ».

Mais ses projets sont vivement critiqués, notamment par Greenpeace, qui met en garde contre les conséquences catastrophiques qu’ils pourraient avoir sur la biodiversité et le climat, car touchant notamment un complexe forestier riche en tourbières.

« Cette vente aux enchères massive − à laquelle les communautés locales s’opposent farouchement − chevauche des tourbières et plusieurs zones protégées », a dénoncé l’organisation dans un courrier adressé aux compagnies pétrolières.

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