Africa-Press – Congo Kinshasa. C’est depuis le 15 septembre, que les deux Chambres du Parlement ont repris leurs activités de la session de septembre.
Cette session, essentiellement budgétaire, s’est ouverte dans un contexte politique et socioéconomique particulier, car la République démocratique du Congo fait face à plusieurs impératifs qui devraient se greffer au calendrier de la session aussi bien à l’Assemblée nationale qu’au Sénat.
Ce contexte particulier a été une opportunité pour l’Eglise du Christ au Congo (ECC), l’une des principales forces sociales du pays, à travers son président national et représentant légal, révérend Dr André-Gédéon Bokundoa-bo-Likabe, d’exhorter les députés et sénateurs à prendre davantage conscience de leurs responsabilités aussi bien présente qu’historique sur le sort du peuple congolais.
Le ministre titulaire de la Cathédrale du Centenaire protestant, révérend Bokundoa a, entre autres, invité les parlementaires à travailler davantage pour l’amélioration des conditions de vie du peuple congolais, en adoptant un budget conséquent.
Ce budget, exhorte-t-il, devrait à la fois tenir compte des attentes du peuple, et remplir les conditions pour organiser de bonnes élections en 2023.
« Car, tout ce que le peuple congolais demande et attend de ses élus et ses dirigeants politiques, c’est de les voir tout mettre en œuvre comme des justes pour que cessent sa souffrance et sa misère », a-t-il fait savoir dans sa correspondance adressée aux parlementaires.
Cet appel du président national de l’ECC tient compte du fait que la session parlementaire ouverte aura à traiter quelques matières qui n’ont pas de lien avec l’examen et le vote du projet de loi relative aux finances publiques, lequel exercice sera précédé de l’examen et vote du projet de loi sur la reddition des comptes de l’exercice 2020.
C’est le cas de l’entérinement des délégués des composantes concernées à la désignation des membres du bureau et de la plénière de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la loi électorale, la sécurité (état de siège), le social, etc.
Dans le lot de recommandations formulées par le président national de l’ECC figurent notamment « des réponses aux aspirations profondes qui ne demande que « Le peuple d’abord » devient un slogan de bonnes intentions ; refuser de voter des lois qui ne favorisent pas le bien-être de notre peuple et soutenir et voter pour des lois qui rassurent la réalisation de notre rêve collectif et sécurisent l’avenir de notre peuple ; privilégier les intérêts de notre peuple, en lieu et place de ne veiller qu’à la protection et à l’amélioration de vos propres conditions et train de vie au milieu d’un peuple qui souffre et qui manque presque de tout ; ne décevez pas notre peuple qui, depuis les élections de 2018 et les consultations politiques de 2020, a démontré que le changement qui crée et apporte son bien-être est possible ».
« Se lever contre les propositions de lois et même contre les déclarations politiques qui ne promeuvent pas la démocratie, ni la cohésion nationale ; voter des lois qui, sans ambages, condamnent les antivaleurs comme le tribalisme, la corruption et le détournement des biens publics et découragent leurs ténors », font aussi le plat de consistance de l’appel du président national de l’ECC, André-Gédéon Bokundoa-bo-Likabe.





