Lualaba : l’USMCC et ses objectifs axés sur le développement des communautés locales

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Lualaba : l’USMCC et ses objectifs axés sur le développement des communautés locales
Lualaba : l’USMCC et ses objectifs axés sur le développement des communautés locales

Africa-PressCongo Kinshasa. Les investissements à capitaux chinois en République démocratique du Congo évoluent dans un environnement contraignant où les infrastructures n’ont pas facilité la tâche pendant que l’énergie demeure un véritable défi au quotidien. Malgré cet état des choses, réunis au sein de l’Union de sociétés minières à capitaux chinois (USMCC), les miniers s’attèlent à développer les communautés locales qui les abritent à travers l’industrialisation locale, soutien à l’économie locale.

D’ici à 2025, les réalisations conformément aux besoins exprimés dans les différents cahiers de charge sont énormes. Dans le domaine de l’éducation, du sanitaire, des infrastructures ou encore de la distribution d’eau potable, il y a du travail à faire. Et les communautés locales suivent de près les partenaires miniers pour le respect de la convention.

Sur les pas des miniers…

Jeune entreprise minière, La minière de Kalukundi fait partie de l’initiative de « la ceinture et la route » en vue de la consolidation de l’amitié sino-congolaise pour le développement économique et social

Dans la chefferie Bayeke (territoire Lubudi) dans la province du Lualaba, les habitants du village Pumpi sont aux aguets. Ils évoluent pas-à-pas avec La minière de Kalukundi (Lamikal) en vue d’atteindre les objectifs susmentionnés pour une enveloppe convenue à 683.550usd ce, bien avant la production de sa première cathode à fin 2020. Cette jeune entreprise emploie un personnel estimé à 800 agents, nationaux et expatriés confondus.

Pour Lamikal, « un pays se développe par l’industrialisation et non pas par l’aide humanitaire ».

Commus : « À la population de comprendre que ce n’est pas en une seule fois que nous allons répondre à leurs désidératas, mais c’est au fur et à mesure que nous avançons que cela sera rendu possible »

A la Compagnie minière de Musonoïe Global SAS (Commus) dans la ville de Kolwezi, l’entreprise emploie 2300 agents dont 14 % sont des expatriés déployés dans les départements techniques.

Depuis 2017 qu’elle fonctionne, la Commus a contribué à hauteur de 12.680.000usd au bien-être de la population repartis de manière suivante : 10.000.000usd pour la construction des puits d’eau et d’installation de soutien ; 1.200.000usd pour la réparation et la maintenance régulière et gratuite du système d’alimentation d’eau ; 1.000.000usd pour la réparation gratuite en urgence du réseau d’électricité ; 150.000usd pour la construction et/ou réparation des systèmes routiers municipaux ; 120.000usd à titre de don d’aides sociales ; 210.000usd affectés à la lutte contre le covid-19.

À côté de ceux-ci, l’entreprise en connivence avec les communautés locales et les officiels ont signé au mois de février 2021 le cahier des charges à hauteur de 4,4 millions usd pour la réalisation d’une vingtaine de projets, à savoir : « écoles de formation, système d’adduction d’eau, centres de santé, etc. ». L’amélioration de vie des populations ne se fait pas en un clin d’œil « à la population de comprendre que ce n’est pas en une seule fois que nous allons répondre à leurs désidératas, mais c’est au fur et à mesure que nous avançons que cela sera rendu possible », soutient le directeur des ressources humaines Polydore Kipondo, comme leur devise : « Investir dans l’industrie pour le développement de la communauté ».

Plusieurs défis à relever

Le déficit en énergie rencontré dans le pays pose un sérieux problème aux miniers obligés de recourir aux générateurs. Certaines entreprises importent l’électricité de la Zambie pour remédier à cette carence. Construite sur fonds propres de la Sino-Congolaise des mines (Sicomines), la centrale de Busanga dont la mise en service est attendue pour le mois de novembre, indique la Sicohydro, sera d’un grand secours pour les miniers en amont et la population, en aval. Notons qu’une coupure d’électricité, c’est au moins 2 heures du temps pour redémarrer les machines et une perte énorme d’argent pour l’entreprise qui se calcule en termes de millions, a-t-on indiqué.

Suite à cet état des choses, Lamikal du groupe Wanbao Mining à 75 %, 20 % pour les marocains et 5 % pour l’Etat congolais, par exemple, a du mal à atteindre ses prévisions annuelles plafonnées à 25.000 tonnes de cathode de cuivre et 5.000 tonnes de cobalt de suite des coupures de 4h-5h par jour. Ce qui augmente le coût de sa production, perturbant le cycle de production qui passe d’une moyenne de 7 jours à 10.

D’autres difficultés exogènes sont étroitement liées aux activités clandestines des creuseurs dont les revers (accidents sur le site, décès, etc.) voire des accidents de la circulation commis par des tiers sont imputés aux entreprises minières.

A côté de celles-ci, des problèmes internes à la communauté pour lesquels on sollicite l’intervention des entreprises minières en dehors des obligations de celles-ci.

En dépit de toutes les actions menées pour le développement de la communauté, la balance semble lourde du côté des autorités qui veulent, tant bien que mal, que leurs préoccupations personnelles passent avant tout.

Ce que veulent les autorités locales, c’est « qu’en tant que chef, Lamikal le porte en cas de problème de santé », s’est exprimé le chef de localité Pumpi, Félicien Mutebwa.

Ce besoin tourné vers soi met à mal la bonne gouvernance et est l’une des difficultés auxquelles font face quelques sociétés qui assistent impuissantes au détournement de certains biens dotés à la communauté.

À titre illustratif, A Tenke, un autre village de la chefferie Bayeke, l’ambulance mise à la disposition du centre de santé de référence St François Xavier par Tenke Fungurume Mining (TFM) après la construction de ce centre hospitalier, sert au délégué administratif, s’est plaint le responsable de ce centre, père Jean-Marie Diango de la paroisse François-Xavier.

Par ailleurs, la gestion des 15 % de la redevance minière continue à poser problèmes dans certaines communautés. Celles-ci doivent reverser au moins 25 % de ce qu’elles perçoivent à différentes entités provinciales. Sans base légale, cette improvisation met à mal l’exécution de certains projets, s’est plaint le chef du bureau de la commune de la Ruashi (Haut-Katanga), M. Kabwita Kilefu.

De même que la gestion des 0,3 % du capital annuel de l’entreprise qui doit revenir à un organisme local tel que le dispose le code minier révisé en 2018, bloqués au ministère des affaires sociales qui veut les gérer. Les communautés locales concernées tiennent à bénéficier totalement de ce qui leur revient de droit. C’est la mise en compétition de ces quatre opportunités (redevance minière, cahier des charges, 0,3 % et engagements volontaires) coulées dans le code minier qui fera l’effectivité du développement communautaire.

Les miniers rassemblées dans l’Union de sociétés minières à capitaux chinois (USMCC) ne dérogent pas à leurs obligations : bâtir des communautés fortes pour un Congo uni.

L’USMCC en complicité avec l’ambassade de Chine veille à la légalité des sociétés à capitaux chinois qui ont investi en République démocratique du Congo.

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