Africa-Press – Congo Kinshasa. La plateforme citoyenne Génération Z RDC accuse les autorités urbaines et provinciales d’avoir violemment réprimé une marche qu’elle qualifie de pacifique. Lors d’un point de presse tenu à Beni, ce vendredi 6 février 2026, ses responsables ont présenté un bilan marqué par des arrestations, des blessés et des dispersions à coups de gaz lacrymogènes.
Selon eux, aucune interdiction officielle n’avait été notifiée avant la tenue de l’activité.
« Arrivée le 27 janvier 2026, n’ayant vu aucun communiqué de l’hôtel de ville interdisant la tenue de l’activité surtout qu’elle ne présentait aucune menace, ni au pouvoir central ni au gouvernement provincial nous avons conclu de sa validation », ont-ils expliqué.
Mais la situation aurait rapidement dégénéré. La structure affirme que les autorités locales auraient empêché la marche malgré les démarches administratives engagées.
« Fort malheureusement, malgré tous ces gymnastiques légaux et constitutionnels effectués par la plateforme citoyenne Génération Z RDC, l’autorité urbaine en complicité avec l’autorité provinciale, ont quand même eu la bravoure d’étouffer violemment la marche purement pacifique, jusqu’à interpeller et blesser les manifestants », dénoncent-ils.
La Génération Z RDC parle d’un total de 14 manifestants interpellés en trois vagues successives.
« Le bilan cette répression sanglante et brutale de la manifestation se présente comme suit: 14 manifestants interpellés à trois temps », indique la déclaration.
Le premier cas serait survenu dès 8 heures au rond-point Nyamwisi, où un participant aurait été arrêté immédiatement à son arrivée. La deuxième vague, vers 8h45, se serait produite alors que les organisateurs tentaient de se regrouper.
« La police n’a même pas voulu écouter les explications des manifestants, directement sur ordre du maire de la ville de Beni et en sa présence, comme visible dans les vidéos de la marche, ont d’abord user de l’extrême violence, torturé les manifestants, les déshabiller avant de les embarquer dans la jeep, les molestant même à l’intérieur de la jeep. Des cas de blessure ont été enregistrés ici », affirme le mouvement.
Malgré ces incidents, les manifestants auraient poursuivi leur itinéraire pour déposer leur mémorandum au gouvernorat. À proximité de la porte de la NRA, les forces de l’ordre auraient dispersé la foule.
« La police a dispersé une trentaine des manifestants avec des gaz lacrymogènes et en gaspillant même les balles réelles tirées en l’air. Des cas de blessure ont été même enregistrés », poursuit la déclaration.
Huit autres personnes auraient ensuite été arrêtées près du mausolée de feu Nyamwisi avant d’être relâchées plus tard dans la soirée.
« Ils ont été relâchés clandestinement le même jour dans la soirée, après avoir trouvé qu’il n’y avait aucune charge sur eux », dit la plateforme.
Face à ces événements, la Génération Z RDC appelle les autorités à respecter les libertés publiques et le droit de manifester pacifiquement, tout en réclamant des explications sur les arrestations et les violences alléguées.





