Africa-Press – Congo Kinshasa. Depuis le lundi 26 janvier 2026, le contrôle routier a changé d’échelle dans la capitale. 3 000 agents ont investi les 60 carrefours les plus stratégiques de Kinshasa pour restaurer la fluidité. L’ordre de mission est clair: aucun véhicule ne doit circuler sans ses documents, notamment la vignette et l’assurance.
Mais sur le terrain, la réalité administrative vient percuter l’ambition sécuritaire.
« L’argent est là, mais le système est absent »
Le constat est amer pour des centaines d’automobilistes rencontrés devant les agences bancaires partenaires de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK). Malgré leur volonté de se mettre en règle, ils se heurtent à une porte fermée. Le bug qui dure depuis le début de la semaine empêche toute transaction. Pour beaucoup, c’est l’incompréhension totale: comment exiger un document dont l’accès est techniquement bloqué?
Un centre-ville asphyxié, des conducteurs aux abois
Le problème est accentué par la centralisation géographique. Les banques habilitées se situent majoritairement au centre-ville. Pour un conducteur venant des périphéries, s’aventurer vers la Gombe pour payer sa vignette sans l’avoir déjà en main revient à se jeter dans la gueule du loup, les contrôles étant omniprésents sur les axes névralgiques. Face à cette situation de « force majeure », les usagers de la route, approchés par Top Congo FM, lancent un appel pressant au Gouverneur: un moratoire d’urgence. En attendant une réaction officielle de l’Hôtel de Ville de Kinshasa, la prudence est de mise. Les conducteurs sont invités à garder sur eux toute preuve de leur passage infructueux à la banque pour tenter de justifier leur situation auprès d’agents qui, pour l’heure, appliquent les consignes à la lettre.





