Africa-Press – Congo Kinshasa. 16 civils ont été tués lors d’une attaque menée par des assaillants liés à un groupe extrémiste dans l’est de la République démocratique du Congo, près de zones touchées par une épidémie du virus Ebola, mettant en lumière les défis sécuritaires et sanitaires auxquels le pays est confronté.
Un porte-parole militaire a déclaré que l’attaque s’est produite dans le village de Mbau, dans la province du Nord-Kivu, et a été attribuée au groupe des Forces démocratiques alliées, actif depuis des années dans l’est du Congo et en Ouganda.
Cette attaque survient alors que la région fait face à une épidémie grave de la souche Bundibugyo du virus Ebola, avec des centaines de cas confirmés et des dizaines de décès signalés en République démocratique du Congo et en Ouganda, en raison de grandes difficultés dans les opérations de confinement à cause de l’insécurité.
Des organisations humanitaires ont averti que la poursuite des attaques par des groupes armés entrave les efforts de réponse sanitaire, entraînant le déplacement des populations et perturbant les opérations de suivi des contacts et de traitement, ce qui augmente le risque de propagation de la maladie vers de nouvelles zones.
Des responsables de la santé et de la sécurité craignent que le chevauchement du conflit armé avec la crise Ebola n’aggrave la situation humanitaire dans l’est du Congo, où la région connaît actuellement l’une des crises sécuritaires et sanitaires les plus complexes d’Afrique.





